École normale supérieure
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8 février-Histoire de la géographie

Séminaire "Transferts culturels"

Programme complet en PDF, cliquez ici

Le séminaire s’efforce de suivre l’évolution des recherches sur les transferts culturels, notamment mais pas exclusivement ceux qui impliquent l’espace germanophone. Cette année seront abordés à partir d’exemples transnationaux des domaines ressortissant à l’histoire des sciences humaines : sciences de l’Antiquité, histoire des traductions, histoire de la musique et de l’enseignement philosophique, histoire transnationale du livre, de l’archéologie, de l’art, de la science des religions. Nous traiterons des cas de figures germano-russes, germano-grecs, germano-turcs, ou encore franco-germano-belges, dans une tentative de préciser les contours d’une historiographie culturelle transnationale.
Les séances ont lieu le vendredi matin de 9h30 à 12h30 à l’Ecole normale supérieure (29 et 45 rue d’Ulm ; attention ! la salle varie selon les séances, voir programme ci-dessous).
Le séminaire est ouvert à tous les étudiants, chercheurs et enseignants-chercheurs intéressés. Il valide 3 ECTS du Département d’histoire de l’ENS.
Contact : UMR 8547 Pays germaniques-Transferts culturels
michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr, anne-marie.thiesse@ens.fr

8 février 2013 – Histoire de la géographie

salle Paul Langevin, 29 rue d’Ulm

Christian Grataloup (Paris) : Faut-il penser autrement l’histoire du monde ?

Comment écrire l’histoire de notre humanité, rendue urgente par l’interdépendance généralisée des sociétés ? Longtemps, comme dans les planisphères, l’Europe a été mise au centre du récit historique. Il est vrai que ce sont les Européens qui ont amorcé la mondialisation avec leurs « Grandes Découvertes » puis qui ont colonisé presque toute la Terre. Ils ont alors imposé leur représentation du monde, avec leurs outils cartographiques et leurs concepts. Ce temps est aujourd’hui révolu. Désormais, des courants appelés « histoire globale » ou « études postcoloniales » défendent l’idée qu’une nouvelle géographie du Monde doit nécessiter une histoire renouvelée.
Mais il ne suffit pas de décentrer simplement le récit, de préférer le Sud au Nord ou l’Orient à l’Occident. L’histoire doit devenir multipolaire, comme l’espace mondial.

Ségolène Débarre (Poitiers-Paris, UMR Géographie-cités) : Construire l’Anatolie ottomane : circulations et transferts de savoirs géographiques entre Berlin et Constantinople au XIXe siècle.

Cette communication portera sur le développement des connaissances géographiques et cartographiques de la Prusse sur l’Anatolie et leur transfert et réappropriation par l’Empire ottoman au cours du XIXe siècle. À partir de récits de voyages, de correspondances privées et officielles, je présenterai la manière dont ces cartes ont été réalisées par les voyageurs allemands, mais aussi par les Ottomans, et les objectifs politiques, économiques et culturels qu’elles sous-tendaient. Je montrerai que les intérêts et les imaginaires associés au territoire anatolien évoluèrent conjointement du côté allemand comme du côté ottoman, invitant à penser l’histoire de la cartographie de cette région de manière « connectée », comme l’histoire d’un « outil » (Headrick) au service non pas d’un, mais de deux Empires.
 

 
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