École normale supérieure
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1er février-Histoire de la musique

Séminaire "Transferts culturels"

Le séminaire s’efforce de suivre l’évolution des recherches sur les transferts culturels, notamment mais pas exclusivement ceux qui impliquent l’espace germanophone. Cette année seront abordés à partir d’exemples transnationaux des domaines ressortissant à l’histoire des sciences humaines : sciences de l’Antiquité, histoire des traductions, histoire de la musique et de l’enseignement philosophique, histoire transnationale du livre, de l’archéologie, de l’art, de la science des religions. Nous traiterons des cas de figures germano-russes, germano-grecs, germano-turcs, ou encore franco-germano-belges, dans une tentative de préciser les contours d’une historiographie culturelle transnationale.
Les séances ont lieu le vendredi matin de 9h30 à 12h30 à l’Ecole normale supérieure (29 et 45 rue d’Ulm ; attention ! la salle varie selon les séances, voir programme ci-dessous).
Le séminaire est ouvert à tous les étudiants, chercheurs et enseignants-chercheurs intéressés. Il valide 3 ECTS du Département d’histoire de l’ENS.
Contact : UMR 8547 Pays germaniques-Transferts culturels
michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr, anne-marie.thiesse@ens.fr

1er février 2013 – Histoire de la musique

salle Beckett, 45 rue d’Ulm

Stefan Keym (Leipzig) : Symphonie-Kulturtransfer. Deutsch-polnische und deutsch-französische Musikbeziehungen im « langen » 19. Jh. als Gegenstand der Kulturtransferforschung

Die deutsch-polnischen Musikbeziehungen befanden sich um 1900 in einer besonders intensiven, aber auch spannungsreichen Phase. Obwohl sich das politische Verhältnis der beiden Nationen zunehmend verschlechterte, studierten damals die meisten polnischen Komponisten im deutschsprachigen Raum in Berlin, Leipzig oder Wien. Im ersten Teil des Vortrags wird untersucht, wie sich die Eindrücke, die diese Komponisten (u.a. Z. Noskowski, I.J. Paderewski, M. Karlowicz und K. Szymanowski) während ihrer Studienaufenthalte sammelten, in ihrem symphonischen Schaffen niederschlugen, mit dem der späte Aufschwung der polnischen Orchestermusik begann.
Im zweiten Teil werden dieser eher asymmetrischen Transfer-Konstellation Aspekte der deutsch-französischen Musikbeziehungen (mit besonderer Berücksichtigung der Ouvertüre) gegenübergestellt, bei denen eine stärkere wechselseitige Verflechtung zu beobachten ist. Der methodische Ansatz der Kulturtransferforschung, die den Fokus auf Aneignungsprozesse der « aufnehmenden Kultur » richtet, wird hier erstmals im Bereich der Instrumentalmusik angewandt. Zusammengenommen ergibt sich ein bemerkenswerter « cas triangulaire », bei dem das um 1790 in Paris entwickelte Konzept einer politisch konnotierten Instrumentalmusik in der deutschen Symphonik ent- und später in der polnischen wieder re-politisiert wurde.

Esteban Buch (Ehess) : L’hymne européen et la mémoire du nazisme

Lors de l’adoption de l’Ode à la joie comme hymne européen par le Conseil de l’Europe en 1972, un choix ancré dans une réception franco-allemande de l’œuvre de Beethoven dominée par l’héritage des Lumières, l’arrangement officiel fut confié à Herbert von Karajan, directeur de l’Orchestre Philharmonique de Berlin et ancien membre du parti nazi. A quarante ans de ce geste, nous interrogerons les logiques esthétiques et mémorielles à l’œuvre autour de ce symbole politique qui, plus que d’autres peut-être, exprime autant l’idéal européen que ses contradictions.
 

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