École normale supérieure
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11 janvier-Histoires littéraires

Séminaire "Transferts culturels"

Programme complet en PDF, cliquez ici

Le séminaire s’efforce de suivre l’évolution des recherches sur les transferts culturels, notamment mais pas exclusivement ceux qui impliquent l’espace germanophone. Cette année seront abordés à partir d’exemples transnationaux des domaines ressortissant à l’histoire des sciences humaines : sciences de l’Antiquité, histoire des traductions, histoire de la musique et de l’enseignement philosophique, histoire transnationale du livre, de l’archéologie, de l’art, de la science des religions. Nous traiterons des cas de figures germano-russes, germano-grecs, germano-turcs, ou encore franco-germano-belges, dans une tentative de préciser les contours d’une historiographie culturelle transnationale.
Les séances ont lieu le vendredi matin de 9h30 à 12h30 à l’Ecole normale supérieure (29 et 45 rue d’Ulm ; attention ! la salle varie selon les séances, voir programme ci-dessous).
Le séminaire est ouvert à tous les étudiants, chercheurs et enseignants-chercheurs intéressés. Il valide 3 ECTS du Département d’histoire de l’ENS.
Contact : UMR 8547 Pays germaniques-Transferts culturels
michel.espagne@ens.fr, pascale.rabault@ens.fr, anne-marie.thiesse@ens.fr

11 janvier 2013 – Histoires littéraires

salle Beckett, 45 rue d’Ulm

Emmanuel Lozerand (Inalco-CEJ) : Conditions d’émergence d’une histoire littéraire nationale dans le Japon de l’ère Meiji

Le Japon est sans doute le seul pays non occidental à s’être doté aussi précocement (vers 1890) d’une histoire littéraire nationale autochtone. S’il l’a fait sans aucun doute en référence à des modèles préexistants, il reste à analyser comment et pourquoi il les a ainsi transposés.

Vassili Rivron (CERReV/UCBN) : Transfert et appropriation du débat franco-allemand au Brésil : la genèse d’une tradition bipôlaire de l’historiographie de la littérature nationale (1888-1916).

La fondation du genre « Histoire de la littérature brésilienne » a été scellée sur la polémique entre deux hommes de lettres et d’Etat : Sílvio Romero, un critique germanophile aux interprétations sociologisantes et José Veríssimo, un francophile pratiquant une critique dite « esthétisante » par opposition à son prédécesseur. L’analyse sociogénétique de cette polémique et de ses effets durables (la genèse bipôlaire d’un genre historiographique), révèle comment la référence aux schèmes européens concurrents a pu être instrumentalisée pour, d’une part, asseoir le statut d’une production littéraire nouvelle et de leurs auteurs, et, d’autre part, légitimer le passage d’un schéma raciologique vers des analyses culturalistes qui va glorifier dans la littérature le métissage comme processus d’autonomisation culturelle nationale.
 

 
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