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Axe 1. Histoire transnationale des sciences humaines

Transferts culturels

 

L’histoire transnationale des sciences humaines est un fil directeur essentiel des recherches conduites au sein de l’équipe Transferts culturels. Ce concept a été retenu pour le labex TransferS.

Au sein de l’UMR 8547 nous appliquons plus particulièrement mais pas exclusivement, la notion de transfert culturel à des configurations impliquant l’espace germanophone. Le terme de culture est lui-même employé dans une acception liée à l’histoire intellectuelle allemande, de Herder aux néo-kantiens. Initialement développée au sein des études germaniques, la notion de transfert culturel a rencontré un écho particulièrement favorable parmi les archéologues et les historiens. Conjointement avec les historiens de l’ENS et l’Université de Leipzig, nous avons organisé en 2014 le Congrès Européen d’Histoire Transnationale. Ce congrès a renforcé la coopération avec les historiens de la culture de l’Université de Leipzig avec lesquels l’UMR entretient des relations étroites. Cette action conjointe constitue une sorte d’observatoire de l’histoire culturelle transnationale. Le colloque qui a rassemblé 700 participants à l’ENS et au Collège de France a reçu un soutien important du labex transferS.

Perspectives. Travail théorique sur la culture : une généalogie des philosophies de la culture dans le champ allemand au XXe siècle 

A travers une approche qui conjoint histoire des idées et épistémologie des sciences humaines, le projet mené par Servanne Jollivet vise à repérer et identifier les mutations et déplacements liés au « tournant culturaliste », entraîné par l’émergence des théories et sciences de la culture allemandes au XXe siècle. L’enjeu est d’éclairer les jalons méthodologiques et épistémologiques des théories et réflexions sur la « culture », ainsi que les mutations disciplinaires, liées à l’émergence de nouveaux champs d’investigation, à la croisée de l’histoire culturelle, de la sociologie de la culture, de l’herméneutique culturelle ou encore de l’anthropologie, domaines éminemment représentés dans la recherche sur les transferts. Un premier pan de ce travail visera à la reconstitution minutieuse du contexte d’émergence des philosophies de la culture dans la première moitié du XXe siècle, qui permettra d’avoir une vue d’ensemble des principales orientations théoriques (phénoménologique, vitaliste, néokantienne, etc.) impliquées dans ce tournant. Ce travail théorique laisse entrevoir un écheveau de questionnements qui sont au cœur des réflexions déjà menées par cette équipe, que ce soient à travers la question du renouvellement de la question identitaire, de transculturalité, qui scelle également les limites de toute approche culturaliste ; les questions conjointes d’une possible « naturalisation »/universalisation de la culture ; et, par extension, celle du critère permettant de fonder le partage nature/culture, sur laquelle s’est jouée l’unité même des sciences humaines tout au long du XXe siècle, voire de son possible dépassement ; la question de l’autonomie des approches culturalistes ; ou encore celle du pluralisme et du relativisme culturel, autant de réflexions théoriques qui viendront nourrir les travaux qui seront menés au sein de cette équipe durant le prochain contrat.

 

Anthropologie

Durant le dernier contrat l’attention des chercheurs de l’équipe s’est plus particulièrement portée sur l’œuvre de Franz Boas, fondateur allemand de l’anthropologie américaine inspiré notamment par Grimm et Humboldt. Un livre sur Franz Boasa été publié et un choix de ses écrits principaux (Isabelle Kalinowski) est sous presse.

Perspectives

L’anthropologie correspond dans le domaine des pays de langue allemande à un ensemble de savoirs qu’il convient d’étudier à la fois dans leur déroulement temporel et dans les croisements disciplinaires qu’ils impliquent pour délimiter le champ de ce qui n’est jamais une discipline homogène et unique. On peut partir de la pluralité des cultures découverte au XVIIIe siècle par les auteurs d’histoires universelles, généralement liés à l’Université de Göttingen, qui tout en établissant une typologie des peuples imaginent parfois des hiérarchies. Ces débuts sont aussi ceux des mesures notamment des mesures de crâne sur laquelle un Blumenbach pense pouvoir fonder une typologie humaine. A partir de Kant la philosophie idéaliste a imaginé également un discours sur l’homme. Ce discours accompagne les grandes explorations, les expéditions de circumnavigation souvent liées à une exploration des races humaines, la découverte du nouveau continent ou des lieux oubliés de Sibérie. Pour explorer les peuples on peut passer par le biais de leurs langues, de leurs littératures, de leurs objets quotidiens qui servent de matériaux à des musées. Au XXe siècle il est bien évident que la période nazie a eu une incidence sur les théories anthropologiques et que les sciences humaines allemandes ont mis du temps à s’en remettre. Il est plus intéressant d’observer une nouvelle articulation avec une discipline voisine du domaine, l’anthropologie philosophique qu’il conviendra d’observer dans ses diverses variantes.

L’anthropologie des pays de langue allemande sera abordée à partir d’une quarantaine de notices d’environ 30 000 - 35000signes. 25 seraient consacrée à des grandes figures de la discipline, prise dans son extension large, ou à des figures de la vie intellectuelle allemande qui ont contribué à la définir. Ce dictionnaire des anthropologues allemands sera dirigé par Isabelle Kalinowski et Céline Trautmann Wamler. La publication est prévue pour la fin de 2019.

L’exploration de l’anthropologie allemande se poursuivra à travers les travaux par que Charlotte Morel consacre à l’œuvre de Lotze en vue d’une habilitation. R. H. Lotze aborde de façon récurrente l’articulation psycho-physique comme problème scientifique et philosophique. Pourtant son grand traité Mikrokosmos, ne se réduit plus à cette approche : l’anthropologie psycho-physique n’est plus séparable d’une anthropologie culturelle. Lotze est philosophe et médecin, et à une époque où la philosophie doit repenser son articulation aux sciences empiriques, Mikrokosmos sera la dernière grande somme systématique explicitement conçue comme un exposé populaire porteur d’une conception globale de l’homme.

Ce volet anthropologique s’intègre dans le projet : « Des faits et des valeurs . La pensée de Lotze dans le creuset des disciplines : philosophie, psychologie, esthétique et anthropologie en Allemagne au 19e siècle ».La question de ce qui fait sens y est philosophiquement directrice, et implique de se tourner vers des philosophies qui prennent pour principe la conscience du sujet dans la façon dont il attribuera ce sens à partir de son ancrage subjectif. La dualité des faits et des valeurs recoupe alors strictement les deux pôles du courant de l’idéal-réalisme. C’est par exemple sur cette base anthropologique que Lotze contribue à la psychologie esthétique, prégnante dans le second 19e siècle.

Ainsi nous ne séparerons pas, contrairement à des tendances actuelles l’anthropologie philosophique (plutôt envisagée comme une alternative aux courants intellectuels dominants durant le XIXe siècle allemand) et l’anthropologie tout court, liée à l’histoire de l’art, à la philologie et à la muséographie. Nous comptons aussi faire avancer le projet d’un dictionnaire des anthropologues allemands.

A partir de ce projet, Charlotte Morel se penche également sur l’articulation entre sciences humaines et sciences de la nature, envisagées dans l’histoire de leur épistémologie et de leurs méthodes (lorsqu’elles émergent comme deux pôles, qui se constituent comme tels dans le dernier tiers du 19e siècle). Dans ce cadre, un projet de « colloque tournant » est par exemple mis en place pour 2017-2018 sur le thème du vitalisme, avec quatre journées organisées en collaboration par l’UMR 8547, l’IHRIM (UMR 5317) et l’équipe de recherches Philosophie et Rationalités à Clermont-Ferrand. L’une de ces journées est notamment dédiée à l’exploration des croisements entre « Vitalisme et sciences de l’esprit » (Lyon, 15 mars 2018) ; d’autres journées seront également l’occasion de ce croisement, comme celle qui seront consacrées à la pluralité des « anti-vitalismes » et aux « réappropriations vitalistes » (ou comment certaines époques se réapproprient des courants antérieurs de l’histoire du vitalisme.

Charlotte Morel coorganise à partir de janvier 2017, avec Christian Berner (université Paris- Ouest-Nanterre- La Défense) un séminaire prévu pour durer au minimum deux ans, et dont le thème permet une collaboration étroite des deux composantes de l’UMR : « Philosophies du sens ». Ce séminaire se centre majoritairement sur la pensée allemande ; il se propose d’explorer de grandes étapes de la constitution d’un concept philosophique de « sens » à partir de Kant, en interaction avec les grands courants culturels du côté des sciences humaines en développement.

 

Philologie

Les méthodes de la philologie classique allemande ont constitué un soubassement essentiel pour la définition de l’anthropologie et des disciplines qui s’y rattachent.

Deux volumes rédigés en collaboration entre les deux équipes de l’UMR lors du dernier contrat avaient montré la relation entre histoire de la phénoménologie et néo-kantisme et entre phénoménologie et philosophie dans l’histoire intellectuelle allemande :

- Michel Espagne et Pascale Rabault-Feuerhahn, Hermann Usener und die Metamorphosen der Philologie, Wiesbaden Harrassowitz, 2011.

- Numéro 14-2011 de la Revue germanique internationale. La philologie allemande, figures de pensée.

Sur cette base Pascale Rabault Feuerhahn a développé avec des chercheurs allemands et néerlandais un réseau d’étude des philologies alternatives qui a permis la création d’une série “Philological encounters” dnt le premier volume est paru en 2016 chez Brill.

Sur cette base encore nous avons consacré un volume collectif à l’histoire de la romanistique en Allemagne :

Numéro 19-2014 de la Revue germanique internationale

Science allemande des langues romanes, la « romanistique » est une discipline qui, depuis ses origines et la Grammaire des langues romanesde Friedrich Diez jusqu’à nos jours, a pour objet principal l’articulation entre des domaines linguistiques, littéraires et culturels apparentés mais distincts. Forme de savoir historico-philologique, elle a connu au tournant du xixe-xxe siècle, une évolution vers une approche plus culturelle des traditions littéraires qui lui a permis de livrer une longue série de modèles aux analyses des relations transnationales. C’est sous cet angle que le présent volume aborde une discipline qui a longtemps été un creuset fondamental des théories littéraires dans les pays germanophones. Erich Auerbach, Karl Vossler, Leo Spitzer, Victor Klemperer ont parmi bien d’autres marqué des jalons dans l’histoire allemande de la théorie littéraire.

Perspectives

 Régulièrement abordée sous forme de petites monographies concernant les grandes figures de la discipline l’histoire de la philologie comme mode de pensée dans l’Allemagne des deux derniers siècles doit continuer à faire l’objet d’enquêtes. Friedrich August Wolf est l’une des figures sur laquelle portera plus particulièrement l’attention.

La question des philologies alternatives doit être abordée dans une série d’ouvrages en préparation sur la découverte allemande de l’Asie centrale ou des cultures du Caucase.

 

Histoire de l’art

Insérant l’histoire de l’art principalement dans le cadre des transferts culturels nous avons consacré un volume collectif à la part étrangère des musées (Pascale Rabault-Feuerhahn RGI 21/2015)) . Que la création de musées se soit toujours inscrite dans des cadres dépassant les frontières entre pays, que leur évolution soit tributaire de circulations d’hommes, d’objets, sont des faits qui pourraient sembler triviaux. Mais à force de les tenir pour acquis, le risque est de finir par les éluder Nous avons donc abordé les musées dans une optique résolument transnationale, afin de revenir sur ces évidences qui n’en sont plus dès lors qu’on les constitue en objets de recherche. Comment les formes institutionnelles, les modalités d’organisation, de classement et d’exposition des objets, les pratiques de gestion migrent-elles et se reconfigurent-elles selon leur contexte d’arrivée ? À travers des études de cas très variées – musées médicaux, musées d’art, musées pédagogiques, musées juifs, musées orientalistes, la perspective est d’apporter un éclairage spécifique sur la constitution, la circulation et l’appropriation de « modèles » muséographiques d’un espace à l’autre.

Perspectives

L’histoire de l’histoire de l’art a été réinterrogée du point de vue d’une histoire transnationale des sciences humaines. Les travaux sur l’histoire de l’art dans l’espace germanique seront poursuivis notamment du point de vue de la perception des arts primitifs, des tentatives d’en établir l’histoire mais aussi du point de vue des savoirs archéologiques. L’histoire de l’art est en contiguïté avec l’esthétique. Nous avons poursuivi l’étude de l’esthétique notamment en Europe centrale et orientale au contact d’une science allemande marquée par l’idéalisme (Schelling) ou la psychologie (Herbart) et des contextes slaves, pragois ou moscovite. Deux aspects sont plus particulièrement à souligner l’anthropologie est liée à l’histoire de l’art et l’enquête sur l’approche des arts par Franz Boas et Carl Einstein doit se poursuivre. Un chantier concernant l’œuvre de Semper et en particulier son grand œuvre Le style a été mis en chantier. Il prendra notamment la forme d’un volume collectif sur son œuvre et d’une traduction commentée de Der Stil.

Une approche transnationale sera également développée par Anne-Marie Thiesse pour l’étude des « colonies d’artistes » qui se sont constituées en Europe durant la période 1880-1914. Souvent étudiées dans un cadre national, d’autant que certaines furent les haut-lieux d’élaboration d’un « Art national », ces colonies d’artistes constituèrent en fait un réseau d’importants transferts culturels à l’échelle continentale, de Pont-Aven à Abramtsevo, de Gödöllö à Skagen (elles participèrent même à des transferts transcontinentaux puisque des artistes américains ou japonais furent partie prenante de ces expériences). L’expérimentation n’y fut pas seulement esthétique, mais elle concerna aussi le mode de vie, la médecine, la sexualité, la spiritualité, le rapport à la nature, la politique, l’économie. Le concept générique de Lebensreform a été associé aux plus célèbres de ces colonies comme Monte Verita en Suisse ou Worpswede en Allemagne mais le couplage entre innovation et rénovation des traditions, entre avant-gardisme et « antimodernisme » caractérise l’ensemble de ces colonies, où les artistes revendiquaient explicitement le transfert et la réappropriation créatrice de principes et de pratiques.

 

Orientalismes

Au cours du précédent contrat, le socle franco-allemand des études orientales a été abordé à partir de recherches consacrées à Silvestre de Sacy, fondateur des études arabes en France mais surtout en Allemagne où ses élèves ont occupé les principales chaires. Un ouvrage a été publié sur ce moment premier de l’orientalisme européen. Silvestre de Sacy. Le projet européen d’une science orientaliste (Cerf 2014, réédité en 2016). Un volume a mis en lumière la part occupée par des savants juifs dans l’histoire de l’orientalisme Passeurs d’Orient. Les Juifs dans l’orientalisme, Paris, éditions de l’Eclat, 2013. Un autre a mis l’ccent sur le Vietnam comme lieu de transferts Le Vietnam : Une histoire de transferts culturels. Démopolis, Paris 2015.

On a ensuite abordé l’orientalisme comme science transnationale, à forte composante germanique, durant la période suivante, des années 1840 jusqu’à l’Entre-deux-guerres. Un fort pourcentage des grands orientalistes germanophones sont des Juifs (Vambéry) . Les transferts opérés dans le domaine des études orientales depuis les universités germanophones se manifestent dans l’indo-européanisme italien (Gubernatis), mais aussi dans le développement de l’orientalisme russe (Radlov). On a étudié tout particulièrement l’application de cet orientalisme germanique sur le terrain de l’Asie Centrale (expédition de Turfan, Albert Grünwedel, Albert , Aurel Stein, etc.) dans le cadre d’un colloque organisé à Samarkand et qui a servi de point de départ à un ouvrage sur les transferts culturels le long de la route de la soie, paru en 2016

Michel Espagne, Svetlana Gorshenina, Frantz Grenet, Dhahin Mustafayev, Claude Rapin (éds), Asie centrale. Transferts culturels le long de la Route de la soie, Paris, Vendémiaire, 2016.

Un éclairage particulier (colloque est publications sous-presse) a été consacré à l’œuvre de Chézy qui par bien des aspects s’intègre dans l’histoire du romantisme alemand

Perspectives

Dans ce cadre doit être préparé, à partir d’ un colloque à Bakou en novembre 2016, un livre consacré aux transferts culturels dans le Caucase où l’accent sera notamment mis sur les descriptions scientifiques ou littéraires allemandes du Caucase (par exemple Friedrich von Bodenstedt, Friedrich Parrot)

A plus longue échéance est prévu un ouvrage sur les transferts culturels dans les confins sibériens où sera mise en lumière l’exploration allemande de la Sibérie depuis le XVIIIe siècle (Karl Heinrich Merck, Georg Wilhelm Steller, Johann Georg Gmelin etc.) dans la suite aussi des travaux d’Alexander von Humboldt.

Pascale Rabault-Feuerhahn qui a participé à la mise en place d’un réseau international de chercheurs dédié à l’histoire critique et transnationale de la philologie, se consacre tout particulièrement aux articulations de l’anthropologie et de la philologie.

 

Africanisme

L’élargissement du spectre des études orientales nous conduit à aborder l’histoire ll-allemande de l’africanisme. La perception d’un Frobenius, qui distingue des Africains « plutôt français ou plutôt allemands », marque clairement le rôle de miroir des tensions européennes que joue l’Afrique. Un livre sur l’histoire de l’interaction entre africanisme allemand et français durant la phase de constitution des disciplines a été publié à la suite d’un colloque organisé en collaboration avec l’Université de Sarrebruck.

Les pérégrinations africaines des principaux représentants de l’Africanisme allemand (Heinrich Barth, Daniel Westermann, Carl Meinhof) commencent à être connues. Il est aussi primordial de faire apparaître les apports africains eux-mêmes à l’africanisme : il faut mettre en lumière les transformations qu’ils opèrent sur l’auto-perception européenne, à la manière dont le livre de Cheikh Anta Diop (Nations nègres et culture, 1954), véritable séisme renforcé par la publication de Black Athena (1985-2006) a obligé à envisager une histoire alternative des références classiques. Une enquête a été menée, dans ce cadre, sur le rôle tenu par les informateurs africains dans la constitution d’un discours sur l’Afrique. Deux ouvrages collectifs ont vu le jour, en coopération avec les universités de Leipzig, Sarrebruck et Yaoundé.

- Michel Espagne, Pascale Rabault-Feuerhahn et David Simo, Afrikanische Deutschland-Studien und deutsche Afrikanistik. Würzburg , Königshausen& Neumann, 2015

- Michel Espagne et Hans-Jürgen Lüsebrink, Transferts de savoirs sur l’Afrique, Paris Karthala, 2015

Perspectives

Nous avons d’autre part engagé une collaboration avec les germanistes de l’Université de Yaoundé I (Cameroun) visant à mettre en regard l’africanisme européen et une perception spécifiquement africaine de l’histoire littéraire allemande. Nous avons pu recevoir à cette fin un collègue africain durant un mois. La collaboration avec l’Université de Yaoundé est destinée à se poursuivre durant le prochain contrat, autour notamment d’une thèse d’un étudiant camérounais dirigée par un des chercheurs de l’équipe et de la thèse d’une étudiante allemande consacrée à la part relative des productions en sciences humaines d’Africains en France et en Allemagne.

Dernière mise à jour : 26 mai 2017

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