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Axe 2. Phénoménologie française et post-phénoménologie













La phénoménologie française a toujours occupé une position centrale dans les programmes des Archives.

Ceci tout d’abord parce que, après une première phase essentiellement germanophone, on peut dire que, dans la seconde moitié du XXe siècle, la phénoménologie est très largement devenue francophone. En tout cas la phénoménologie française a-t-elle exercé dans cette période et exerce-t-elle encore aujourd’hui un rayonnement véritable sur l’ensemble du mouvement phénoménologique et de ce qu’il est convenu d’appeler « philosophie continentale » au niveau international. Une étude systématique du mouvement phénoménologique inclut donc la prise en compte de cette tradition.

Ensuite parce que la situation des Archives, à l’ENS, haut lieu de cette tradition, est, pratiquement et symboliquement, particulièrement favorable à une telle enquête.

De cet axe de recherches, relèvent au premier chef toute une série de séminaires et colloques consacrés aux œuvres majeures de la tradition phénoménologique française : Sartre et Merleau-Ponty en premier lieu, bien sûr (R. Barbaras, F. Dastur, E. de Saint-Aubert), mais aussi Michel Henry et Levinas (J.-L. Marion). L’étude des inédits de Merleau-Ponty, sous l’impulsion d’Emmanuel de Saint-Aubert, représente un apport essentiel à la connaissance précise de cette phénoménologie.

L’œuvre de Levinas, dans son statut ambigu même (appartenance à la tradition phénoménologique / porte-à-faux et dimension critique par rapport à cette tradition), a une position privilégiée dans les programmes actuels du laboratoire. L’intérêt de nombreux chercheurs (D. Brézis, D. Cohen-Levinas, M. Crépon, M. de Launay, F.-D. Sebbah) s’y recroise, et elle constitue, dans ses articulations comme dans les thèmes qu’elle aborde, un des foyers de notre activité, donnant lieu à séminaires et colloques.

Au-delà du cas particulier représenté par Levinas, la question de la post-phénoménologie, c’est-à-dire de la mutation, dans la pensée contemporaine, française mais pas seulement (on peut penser par exemple en Allemagne à Waldenfels), du paradigme phénoménologique ayant intégré certaines de ses possibles critiques, joue un rôle central dans nos recherches. Autour de Marc Crépon, les Archives développent un certain nombre de recherches fondamentales sur Derrida en tant qu’héritier et critique de la tradition phénoménologique. D’un autre côté, des recherches sont programmées sur l’herméneutique de Ricœur (M. de Launay, J.-C. Monod), en liaison avec le Fonds Paul Ricœur.

Ainsi, grâce à ce second axe, le laboratoire poursuit-il l’objectif d’un tableau le plus exhaustif possible de la tradition phénoménologique, de ses ramifications et de sa place dans le paysage philosophique mondial aujourd’hui.

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