Jocelyn Benoist
Professeur à l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne
Membre statutaire des Archives Husserl
de Paris (UMR 8547)
Membre de l'Institut Universitaire de France
Adresse de contact :
Archives Husserl
Ecole Normale Supérieure
45, rue d'Ulm
75005 - Paris
FranceMail: jocelyn.benoist@ens.fr
Formation académique
Spécialités
Champs de recherche
Carrière académique
Organisation de séminaires et colloques
Professeur
invité
Liste
des travaux publiés :
Résumé
des publications principales
Activités
d'édition
Sociétés
savantes
Distinctions
Curriculum vitae :
Né le 4 juillet 1968 à Paris
Formation académique :
Elève de l'Ecole Normale Supérieure (Ulm), 1986-1991.
Etudes de philosophie à la Sorbonne (Paris-I, Paris-IV),
et aux Universités de Nanterre (Paris-X) et de Poitiers.
Agrégé de Philosophie
Docteur en philosophie (Université de Nanterre, 28-1-1994).
Thèse sous la direction de Jean-François Courtine,
Le sujet de la critique : la Critique de la raison
pure et le problème de la subjectivation.
Habilité à diriger des recherches (Université
de Paris-IV Sorbonne, 30-6-2001).
Dossier présenté sous la direction de Jean-François
Courtine : La grammaire de la phénoménologie :
langage, expérience et vérité selon le premier
Husserl.
Spécialités :
Philosophie contemporaine (phénoménologie, philosophie
analytique)
Philosophie de la connaissance
Philosophie de l'esprit
Philosophie allemande, philosophie autrichienne
Champs de recherche :
Interface phénoménologie / philosophie analytique
Interface philosophie du langage / philosophie de l'esprit
Métaphysique (ontologie)
Carrière académique :
1986-1991 :
Elève à l'Ecole Normale Supérieure
1991-1994 :
Allocataire à l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne
1994-1997 :
Maître de conférences à l'Université
Rennes-I
1997-2000 :
Maître de conférences à l'Université
Paris-I
2000-2002 :
Délégué au CNRS auprès des Archives-Husserl
de Paris
2002-2003 :
Maître de conférences à l'Université
Paris-I
2003-2004
: CR1 aux Archives Husserl de Paris
2004-
: Professeur à l'Université Paris-I
2007- : Membre
de l'Institut Universitaire de France
Organisation de séminaires et colloques :
1996-2000 : Direction, avec Fabio Merlini, du Groupe de Recherches Franco-Helvétique sur l'Ontologie de l'Histoire, entre les Archives Husserl et l'Université de Lausanne.
28/29-05-1999 : Organisation de deux journées d'études aux Archives-Husserl de Paris, La théorie de la connaissance comme philosophie première. Husserl 1900-1918.
11/12-06-1999 : Organisation (avec Bruno Karsenti) d'un colloque à l'IHPST sur Phénoménologie et sociologie.
22-1-2000 : Organisation, à l'IHPST, d'une matinée sur Meinong et la métaphysique.
11-3-2000 : Organisation d'une journée sur Les post-kantismes épistémologiques pour le CHSPM (Université Paris-I).
19/20-5-2000 : Organisation, aux Archives-Husserl de Paris, d'un colloque international sur Bolzano et la phénoménologie.
17/18-11-2000 : Organisation, avec Bruno Karsenti, à l'IHPST, d'un colloque Philosophies de sociologues, sociologies de philosophes.
12/13-1-2001 : Organisation, aux Archives-Husserl, d'un colloque international sur Brentano et son école.
27/28-4-2001 : Organisation, avec Mitsuhiro Okada, d'un colloque international aux Archives-Husserl de Paris Recherches catégoriales : autour de la logique de Husserl / Categorial Matters : Husserlian Logic Themes.
17/19-5-2001 : Organisation, avec Jean-François Courtine, d'un colloque international Les Recherches Logiques de Husserl : une oeuvre de percée aux Archives-Husserl de Paris.
15/16-2-2002 : Organisation d'un colloque Reinach : philosophie du langage, philosophie du droit, ontologie, au sein de l'Ecole doctorale de philosophie de l'Université Paris-I.
2003-2004 : Séminaire Propositions et états de choses au sein des archives Husserl de Paris.
2003- : Organisation, avec Pierre Cartier, Giuseppe Longo, Bernard Teissier, du séminaire de Philosophie et mathématique de l'Ecole Normale Supérieure. Voir http://www.di.ens.fr/users/longo/philo-math.html
24-1-2004 : Journée sur Brentano et la "Richtigkeit": vérité, justification et correction aux Archives-Husserl de Paris.
2004-2005: Séminaire Structures linguistiques et structures perceptives aux Archives-Husserl de Paris
23-4-2005: Journée d'étude du : Journée de discussion - Atelier autour de l'intentionalité.
14-5-2005: Journée d'étude du: Autour de L'Origine de la géométrie
24/25-6-2005: Colloque, avec Marc Crépon: Actualité et postérité des Leçons sur la Phénoménologie de la Conscience du Temps de Husserl.
2005-2006: Groupe de lecture des cours de logique de Husserl, avec Jean-François Courtine (voir site Archives)
2005-2006: Structures linguistiques et structures perceptives (II), avec Jean Petitot (voir site Archives)
2006-2007: Groupe de lecture des cours de logique de Husserl. En collaboration avec Jean-François Courtine
2006-2008: Séminaire: Approches phénoménologiques de la conscience.
2008-2009: Groupe de lecture de Bolzano, Wissenschaftslehre. En collaboration avec Jean-François Courtine
2008-2009: Séminaire Phénoménologies de la perception
Séminaire de Master 2 (Sorbonne):
2008-2009:
Les limites d'une pensée:
Internalisme et externalisme en philosophie de l'esprit
Il semble naturel d'identifier une pensée
par un certain « contenu » qui serait le sien. Bien
sûr, de nombreuses théories concurrentes existent
quant à la nature d'un tel contenu, notamment quant au
lien, plus ou moins direct, qu'il serait supposé entretenir
avec tel ou tel aspect du monde. Dans leur différence même,
très réelle, la plupart de ces théories semblent
néanmoins partager un présupposé : celui
du caractère déterminé dudit contenu.
Toute pensée, par elle-même, déterminerait
son contenu ou, inversement, se définirait par un contenu
déterminé. Or, il n'est pas sûr que cette
thèse puisse être absolument préservée
quel que soit le degré d'engagement attribué à
nos pensées par rapport au monde. Reconnaître jusqu'au
bout l'ancrage mondain de ces pensées ne conduit-il pas
inévitablement à rendre leur identité dépendante
de circonstances qui leur seraient extérieures, jusqu'à
la mettre en péril ? Nos pensées peuvent-elles à
la fois être constitutivement ouvertes à ce qui n'y
est pas déjà compris, comme, en un certain sens,
elles semblent bien l'être, et rester pourtant déterminées,
comme elles le semblent aussi ? C'est la question qu'on posera,
dans une réflexion critique sur le concept d'intentionalité,
entendue comme une relation interne supposée entre la pensée
et son objet. Dans quelles limites celle-ci peut-elle être
maintenue, si elle doit l'être ?
2007-2008:
L'esprit et le monde: autour de John McDowell
La traduction française par Christophe Alsaleh du chef d'oeuvre de John McDowell, L'esprit et le monde, est sortie chez Vrin à la rentrée 2007. Le séminaire de cette année est consacré à sa lecture suivie, avec la mise en place des éléments d'arrière-plan nécessaires, dans la perspective d'une confrontation critique entre la philosophie de John McDowell et la phénoménologie. Depuis les années 70, partant de la philosophie du langage pour aller toujours plus vers la philosophie de l'esprit, John McDowell a développé une pensée originale qui se déploie tant sur le terrain de la philosophie théorique que pratique. Cette pensée a toujours plus affirmé tout à la fois le primat de la signification et son ancrage dans le concept d'"ouverture" au monde (openness to the world). On essaiera, dans une discussion critique avec John McDowell, de voir en quoi cette dernière idée peut, alternativement, représenter une forme de réécriture du concept d'intentionalité et/ou ouvrir sur une critique de ce concept.
2006-2007:
Epistémologie, sémantique, ontologie des situations
Un trait caractéristique de la philosophie
de la connaissance et de la philosophie de l'esprit du XXe siècle
semble avoir été la prise en compte croissante du
caractère fondamentalement situé de la pensée.
Ce cours a interrogé une telle détermination au
confluent des traditions phénoménologique et analytique.
Partant d'une reconsidération des difficultés liées
à la sémantique de l'indexicalité, à
partir de Frege et Husserl, on a tâché de comprendre
pourquoi leur solution ne peut pas être purement sémantique
(c'est-à-dire en tout cas n'est pas conciliable avec l'idéal
d'une sémantique 'pure') et suppose que l'on repasse sur
le terrain de la philosophie de l'esprit et de l'ontologie en
général. On a interrogé le déplacement
qui s'opère dès lors d'une interrogation purement
référentialiste, qui ne disparaît pas, mais
ne peut plus être autonomisée, vers une analyse des
situations, d'énonciation et de pensée. De ce point
de vue, on a confronté le réalisme contextualiste
austinien avec l'herméneutique des situations proposée
par Heidegger. A l'horizon de ce cours, on a tenté de considérer
ce que des analyses librement inspirées d'une phénoménologie
réimmergée dans un cadre réaliste post-austinien
peuvent apporter comme correctif ou comme approfondissement à
ce qui, aujourd'hui, se présente comme 'sémantique
des situations' (essentiellement en faisant apparaître sa
limite constitutive comme sémantique, concept en lui-même
dépassé par celui de 'situation'). Le double fil
conducteur a été celui, positif, de l'enracinement
du langage et de l'esprit dans le monde et, négatif, des
limites du sens.
2005-2006 :
Etats de choses et situations: philosophie du langage et ontologie.
Le renouvellement des théories de la
référence à la fin du XIXe siècle
a conduit à l'introduction d'entités sémantiques
censées jouer le rôle de référence
au niveau propositionnel: propositions, états de choses
et situations, "objectifs", faits. Ces entités
ont généralement été interprétées
en un sens ontologique, sur fond d'un réalisme métaphysique
inflationniste qui se voulait l'envers du réalisme sémantique.
Ce cours s'est donné pour objet d'enquête le sens
et la pertinence de ce transfert du schéma de la référence
objectuelle (en lui-même du reste discutable) au niveau
propositionnel. Il a tenté de démêler les
différentes versions de ce propositionalisme, qui utilisent
un même vocabulaire de façon plutôt cacophonique,
de Husserl à Wittgenstein en passant par Stumpf, Meinong,
Russell et Moore.
Dans la foulée, on a considéré le regain
de ce genre de théorie dans le contexte de la nouvelle
mode des "truth-makers" dans la philosophie de la fin
du XXe siècle, attestée encore par le récent
livre de David Armstrong "Truth and Truth-Makers", CUP,
2004.
On a essayé, enfin, revenant à la querelle fondatrice
entre Austin et Strawson dans les années 50 du XXe siècle,
de dénouer le sort des états de choses (states of
affairs) et des situations (situations), que l'objectivisme sémantique
a tendu à confondre, en distinguant ce qui relève
d'un véritable réalisme linguistique, à savoir
la prise en compte du contexte d'énonciation et de pensée
et ce qui relève d'un réalisme imaginaire, à
savoir une ontologie obtenue par projection.
Invitations à l'étranger :
Professeur invité à l'Université de Lausanne
(2001-2002), à Northwestern University (2003), à
l'Université Laval (Québec, 2003), à l'Université
de Chicago (2006) et à l'Université Keio (Tokyo,
Japon, 2007).
Professeur invité régulier (White's Visiting Professor) à l'Université de Chicago de 2008 à 2010 (Spring quarter)
Liste des travaux publiés :
Ouvrages :
- Autour de Husserl : l'ego et la raison, Paris,
Vrin, Bibliothèque d'histoire de la philosophie, septembre
1994, 319 p.
- Kant et les limites de la synthèse : Le
sujet sensible, Paris, P.U.F., collection Epiméthée,
février 1996, 343 p.
- Phénoménologie, sémantique, ontologie :
Husserl et la tradition logique autrichienne, Paris, P.U.F.,
collection Epiméthée, septembre 1997, 310 p.
- L'a priori conceptuel : Bolzano, Husserl,
Schlick, Paris, Vrin, collection « Problèmes
& controverses », septembre 1999, 221 p.
- L'idée de phénoménologie, Paris,
Beauchesne, collection « Le grenier à sel »,
avril 2001, 157 p.
- Intentionalité et langage dans les Recherches
logiques de Husserl, Paris, P.U.F., collection Epiméthée,
septembre 2001, 214 p.
- Représentations sans objet : aux origines de
la phénoménologie et de la philosophie analytique,
Paris, P.U.F., collection Epiméthée, octobre 2001,
219 p.
- Entre acte et sens. Recherches sur la théorie phénoménologique
de la signification, Paris, Vrin, collection « Problèmes
& controverses », mars 2002, 256 p.
- Les limites de l'intentionalité.
Recherches phénoménologiques et analytiques, Paris, Vrin, collection « Problèmes
& controverses », février 2005, 288 p.
(Traduction italienne par Lodovica Maria Zanet, I confini dell'intenzionalità.
Ricerche fenomenologiche e analitiche, Milan, Bruno Mondadori,
mars 2008, XXIV-215 p.)
- Sens et sensibilité. L'intentionalité en contexte,
Paris, Ed. du Cerf, collection "Passages", février
2009, 327 p.
Editions :
- Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Après
la fin de l'histoire. Temps, monde, historicité, Paris,
Vrin, collection « Problèmes et controverses »,
décembre 1998, 278 p.
- Jocelyn Benoist / Bruno Karsenti (éds.) : Phénoménologie
et sociologie, Paris, P.U.F, collection « Fondements
de la politique », avril 2001, 253 p.
- Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Historicité
et Spatialité. Recherches sur le Problème de l'Espace
dans la Pensée Contemporaine, Paris, Vrin, collection
« Problèmes et controverses », mai
2001, 255 p.
- Jocelyn Benoist / Jean-François
Courtine (éds.) : Husserl. La représentation
vide, Paris, P.U.F., collection « Epiméthée
», septembre 2003, 305 p.
- Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Husserl
et Wittgenstein. De la description de l'expérience à
la phénoménologie linguistique, Hildesheim,
Olms, février 2004, 243 p.
- Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Une histoire
de l'avenir : Messianité et Révolution, Paris,
Vrin, collection « Problèmes et controverses »,
juin 2004, 252 p.
- Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Langage
ordinaire et métaphysique : Strawson, Paris, Vrin,
collection « Bibliothèque d'histoire de la philosophie
», octobre 2005, 252 p.
- Jocelyn Benoist (éd.) : Propositions
et états de choses. Entre être et sens, Paris, Vrin, collection « Problèmes
et controverses », septembre 2006, 253 p.
- Jocelyn Benoist / Jean-François Kervegan
(éds.) : Adolf Reinach : entre droit et phénoménologie,
Paris, Editions du CNRS, avril 2008, 206 p.
- Jocelyn Benoist (éd.) : La conscience du temps. Autour
des Leçons sur le temps de Husserl, Paris, Vrin,
collection « Problèmes et controverses », juin
2008, 215 p.
- Jocelyn Benoist (éd.) : Husserl, Paris, Ed. du
Cerf, collection « Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie
», septembre 2008, 285p.
Numéros de revue :
- Bolzano, in Les Etudes philosophiques,
octobre-décembre 2000, dossier de 101 p.
- Un autre XIXe siècle allemand, in Revue de
métaphysique et de morale, juillet-septembre 2002,
dossier de 114 p.
- Brentano et son école, dans Les Etudes philosophiques,
janvier-mars 2003, dossier de 97 p.
- Adolf Reinach : philosophie du langage, droit, ontologie,
in Les Etudes philosophiques, février 2005, dossier
de 115 p.
Articles :
- « Qu'est-ce que l'ego transcendantal ? »,
Philosophie n° 27, été 1990, p. 76-90.
- « Objet et communauté transcendantale :
autour d'un fragment du dernier Husserl », Tijdschrift
voor filosofie (Leuven), juin 1991, p. 311-326.
- « Husserl : au delà de l'onto-théologie ? »,
Les études philosophiques, 1991, p. 433-458.
- « Répondre de soi », Philosophie,
n° 34, printemps 1992, p. 37-44.
- « L'ontologie politique de Martin Heidegger »,
art. Bourdieu de l'Encyclopédie philosophique universelle,
Dictionnaire, 2, P.U.F., 1992, p. 3068-3069.
- « Chair et corps dans les séminaires
de Zollikon : la Différence et le reste »,
in Figures de la subjectivité, sous la direction
de Jean-François Courtine, Ed. du CNRS, Paris, 1992, p. 179-191.
- « Le choix du métier : sur le 'rationalisme'
de Husserl », Revue philosophique de Louvain
(Louvain-la-Neuve), février 1993, p. 66-89.
- « Métaphysique et politique : le
singe de Dieu, l'homme », Archives de philosophie,
avril-juin 1993, p. 231-249.
- « Les masques de l'universel : du cosmopolitisme
à l'Empire », Revue des sciences humaines
(Lille), 1993, p. 95-120.
- « Que signifie pour le sujet d'être 'transcendantal' ? »,
L'art du comprendre, n° 1, mars 1994, p. 36-56.
- « Du champ et du sol d'une Esthétique transcendantale »,
Archives de philosophie, avril-juin 1994, p. 307-324.
- « Vingt ans de phénoménologie française »,
in Philosophie contemporaine en France, dir. Yves Mabin,
Paris, Ministère des Affaires Etrangères / adpf,
septembre 1994, p. 27-51.
- « Noé l'in-juste », Philosophie
politique, décembre 1994, p. 33-42.
- « Qu'est-ce qu'un livre ? Création,
droit et histoire », Introduction de Qu'est-ce qu'un
livre ?, textes de Kant et de Fichte sur la propriété
littéraire, traduits et introduits par Jocelyn Benoist,
Paris, P.U.F., collection « Quadrige »,
mars 1995, p. 11-117.
- « Egología y donación : primera
aproximación a la cuestión de la presencia »,
trad. Urbano Ferrer et Idoya Zorroza, Anuario filosofico
(Pampelune), mars 1995, p. 109-142.
- « La découverte de l'a priori
synthétique matériel : au delà du 'quelque
chose', le tout et les parties (RL III) », Recherches
husserliennes (Bruxelles), n° 3, 1995, p. 3-22.
- « A l'origine de la phénoménologie :
au delà de la représentation », Critique,
juin-juillet 1995, p. 480-506.
- « Husserl et le mythe de la signification (Ie
RL) », Tijdschrift voor filosofie (Leuven),
57, septembre 1995, p. 526-552.
- « La subjectivité », in Notions
de philosophie, dir Denis Kambouchner, Paris, Gallimard, coll.
folio, 1995, t. II, p. 501-561.
- « A l'origine de l'autobiographie, la mémoire
de l'immémorial », Bloc-Notes (Bellinzona),
33, décembre 1995, p. 75-83.
- « L'écriture de la contingence :
sur le sens et l'objet du discours historique », Recherches
de Science Religieuse, 84/2, avril-juin 1996, p. 253-265.
- « Etre soi-même : Heidegger et l'obsession
de l'identité », Revue philosophique de Louvain
(Louvain-la-Neuve), 94/1, février 1996, p. 69-91.
- « Sur une prétendue ontologie kantienne :
Kant et la néo-scolastique », in Kant et
la pensée moderne : alternatives critiques,
dir. C. Ramond, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux,
1996, p. 137-163.
- « 'Le monde pour tous' : universalité
et Lebenswelt chez le dernier Husserl », Recherches
husserliennes (Bruxelles), vol.5, octobre 1996, p. 27-52.
- « Qu'est-ce qui est donné ? La pensée
et l'événement », Archives de philosophie,
59/4, octobre-décembre 1996, p. 629-657.
- « L'homme de l'art », L'aventure
humaine, n° 6, novembre 1996, p. 69-78.
- « Les Recherches Logiques de Husserl :
le catégorial, entre grammaire et intuition »,
in Phénoménologie & logique, dir. J.-F.
Courtine, Paris, PENS, 1996, p. 33-63.
- « De Kant à Bolzano : Husserl et
l'analyticité », Revue de métaphysique
et de morale, juin 1997, p. 217-238.
- « La philosophie comme métier »,
L'aventure humaine, n° 7, juin 1997, p. 39-52.
- « L'héritage autrichien dans la pensée
du jeune Husserl : représentations propres et impropres »,
Austriaca, n°44, juin 1997, p. 23-52.
- « Le sens, le non-sens et les limites de la philosophie »,
Critique, n° 606, novembre 1997, p. 811-836.
- « Les voix du soliloque. Sur quelques lectures
récentes du cogito », Les Etudes philosophiques,
1997, p. 541-555.
- « La revendication comme lieu de vérité
du déséquilibre social (misère de la philosophie
politique) », Futur antérieur, n° 41-42,
1997, p. 113-126.
- « Les voies de l'immanence : la phénoménologie
à l'école de Berkeley », Giornale
di Metafisica (Gênes), XIX, 1997, p. 411-448.
- « L'histoire en poème », Recherches
husserliennes (Bruxelles), vol. 9, 1998, p. 91-112.
- « 'O Mundo para Todos' : Universalidade
e Lebenswelt no Último Husserl », trad.
Sílvio Rosa Filho, Discurso (São Paulo),
29, 1998, p. 209-238.
- « L'identité d'un sens : Husserl,
des espèces à la grammaire », in Jocelyn
Benoist / Robert Brisart / Jacques English :
Liminaires phénoménologiques : recherches
sur le développement de la théorie de la signification
de Husserl, Bruxelles, Publications des Facultés Universitaires
Saint-Louis, 1998, p. 219-271.
- « L'impensé de la représentation :
de Leibniz à Kant », Kant-Studien (Mainz),
89, 1998, p. 300-317.
- « La fin de l'histoire comme forme ultime du paradigme
historiciste », in Jocelyn Benoist / Fabio Merlini
(éds.) : Après la fin de l'histoire. Temps,
monde, historicité, Paris, Vrin, collection « Problèmes
et controverses », décembre 1998, p. 17-59.
- « Les limites de l'ontologie et le sujet critique »,
introduction de Emmanuel Kant : Réponse à
Eberhard, introduit, traduit et annoté par Jocelyn
Benoist, Paris, Vrin, collection « Textes & Commentaires »,
janvier 1999, p. 7-81.
- « Qu'est-ce qu'un jugement ? Brentano,
Frege, Husserl », Etudes phénoménologiques
(Louvain-la-Neuve), n° 27-28, 1998, p. 169-192.
- « Ressemblance sans égalité :
la phénoménologie, l'empirisme et l'invention de
l'a priori matériel », Le temps
philosophique, Publications du Département de Philosophie
Paris-X Nanterre, n° 6, 1999, p. 151-172.
- « Sortir du 'transcendantal' », in Jean-Christophe
Goddard (éd.), Le transcendantal et le spéculatif
dans l'idéalisme allemand, Paris, Vrin, 1999, p. 215-236.
- « Heidegger, la logique et l'essence du langage »,
Tijdschrift voor filosofie (Leuven), 61/2, 1999, p. 337-346.
- « Kant et l'analyticité moderne »,
Cahiers de Philosophie de l'Université de Caen,
n° 33, 1999, p. 63-81.
- art. « A priori », in Dictionnaire
d'histoire et philosophie des sciences, dir. Dominique Lecourt,
Paris, P.U.F., 1999, p. 73-74.
- art. « Donné », in Dictionnaire
d'histoire et philosophie des sciences, dir. Dominique Lecourt,
Paris, P.U.F., 1999, p. 311-314.
- art. « Husserl », in Dictionnaire d'histoire
et philosophie des sciences, dir. Dominique Lecourt, Paris,
P.U.F., 1999, p. 84.
- art. « Phénoménologie »,
in Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences,
dir. Dominique Lecourt, Paris, P.U.F., 1999, p. 730-732.
- art. « Transcendantal », in Dictionnaire
d'histoire et philosophie des sciences, dir. Dominique Lecourt,
Paris, P.U.F., 1999 p. 951-952.
- « Qu'y a-t-il au delà de la psychologie ? »,
Revue philosophique, 1999/3, p. 345-361.
- « Même l'intuition a une grammaire :
Husserl sur l'indexicalité », in Guy-Félix
Duportail (dir.), Intentionnalité et langage, Presses
Universitaires de Rennes, Rennes, 1999, p. 15-30.
- « Bolzano, Husserl et l'idée de grammaire »,
Les Etudes philosophiques, 1999/4, p. 521-534.
- « Le sujet dans le langage : Wittgenstein
et la grammaire de la subjectivité », Revue
de métaphysique et de morale, octobre-décembre 1999/4,
p. 565-581.
- « Phénoménologie et logique :
Husserl à la croisée des chemins », Cahiers
philosophiques, 81, décembre 1999, p. 7-27.
- « Y a-t-il une 'logique de l'expérience' ?
Remarques sur le contrat phénoménologique dans les
Recherches Logiques », Recherches husserliennes
(Bruxelles), vol. 12, 1999, p. 47-76.
- « Egología y fenomenología : la
crítica heideggeriana de Husserl », trad. Carlos
Galvez, Revista de Filosofia (Madrid), n° 22,
1999, p. 21-42.
- « Le cogito lévinasien : Lévinas
et Descartes », in Emmanuel Lévinas, Positivité
et transcendance, Paris, P.U.F., 2000, p. 105-122.
- « Nietzsche est-il phénoménologue ? »,
in Cahier de l'Herne Nietzsche, dir. Marc Crépon,
Paris, L'Herne, 2000, p. 307-323.
- « En lisant (le premier) Husserl : le concept
de phénomène et la possibilité d'une phénoménologie
asubjective », in De la Création poétique.
Autour de l'oeuvre de Jacques Garelli, t. 2, Penser
le Poème, Fougères, Encre Marine, 2000, p. 159-178.
- « "Il n'y a certes pas de phénoménologie,
mais il y a bel et bien des problèmes phénoménologiques" »,
Rue Descartes, n° 29, septembre 2000, p. 65-78.
- « Pourquoi il n'y a pas d'ontologie formelle chez
Bolzano », Les Etudes philosophiques, octobre-décembre 2000
, p. 505-518.
- « La fine del "mondo", o : fenomenologia
e immanenza », trad. Lorenzo Bonoli, in Silvana Borutti
(éd.), Memoria e scrittura della filosofia. Studi offerti
a Fulvio Papi, Milan, Mimesis, 2000, p. 173-178.
- « Husserl entre Brentano et Bolzano : jugement
et proposition », Manuscrito (Campinas), octobre
2000, p. 11-39.
- « Pojem fenoménu v Logickych zkoumanich
a pole zjevovani bez subjektu », trad. Karel Novotny,
in Ivan Chvatik et Pavel Kouba éds., Fenomén
jako filosoficky problém, Prague, 2000, p. 41-55.
- « La position », in collectif Quelle
philosophie pour le XXIe siècle ? L'Organon
du nouveau siècle, Paris, Gallimard, folio essais,
2001, p. 223-260.
- « Intersubjectivité et socialité :
la phénoménologie et la question du tiers »,
in Jocelyn Benoist / Bruno Karsenti (éds.) : Phénoménologie
et sociologie, Paris, P.U.F, collection « Fondements
de la politique », avril 2001, p. 19-41.
- « Rompre avec l'idéalisme historique :
re-spatialiser nos concepts », in Jocelyn Benoist /
Fabio Merlini (éds.) : Historicité et Spatialité.
Recherches sur le Problème de l'Espace dans la Pensée
Contemporaine, Paris, Vrin, collection « Problèmes
et controverses », mai 2001, p. 97-113.
- « En quoi la géographie peut-elle importer
à la philosophie ? », in Jocelyn Benoist
/ Fabio Merlini (éds.) : Historicité et
Spatialité. Recherches sur le Problème de l'Espace
dans la Pensée Contemporaine, Paris, Vrin, collection
« Problèmes et controverses », mai
2001, p. 221-247.
- « La théorie phénoménologique
de la négation, entre acte et sens », Revue
de Métaphysique et de Morale, juin 2001/2, p. 21-35.
- « L'Aufbau comme phénoménologie
», in Sandra Laugier (éd.), Carnap et la construction
logique du monde, Paris, Vrin, 2001, p.189-218.
- « Sur quelques sens possibles d'une formule de Wittgenstein,
ou de la difficulté de sortir de la métaphysique »,
in Sandra Laugier (éd.), Wittgenstein, métaphysique
et jeux de langage, Paris, PUF, 2001, p. 153-179.
- « Schlick et la métaphysique », Les
Etudes philosophiques, 2001/3, p. 301-316.
- « Dire les phénomènes »,
Alter, 2001, n° 9, p. 273-280.
- « O soucasném stavu fenomenologie »,
in Petr Horak / François Rivenc éds., Filosofie
po postmoderne, Brno, Presses de l'Université Masaryk
de Brno, 2001, p. 56-76.
- « Sens et fonctions de l'intentionnalité
dans les Recherches Logiques », in Studia
Phaenomenologica (Bucarest), I, 2001, 3-4, p. 75-101.
- « Intuition catégoriale et voir comme »,
Revue philosophique de Louvain (Louvain-la-Neuve), 99,
2001/4, p. 592-612.
- « Riflessioni su un'assenza d'epoca »,
trad. Lorenzo Bonoli, Oltrecorrente (Milan), n° 4,
2001, p. 177-183.
- « Spostando i confini : Husserl
fra fenomenologia e psicologia », trad. Anna Donise, in
Diritto e Cultura (Naples), XI, 2001/2, p. 3-25.
- « Pour sortir du kantisme français »,
Critique, 658, mars 2002, p.159-169.
- « Husserl et Frege sur le concept »,
in Robert Brisart (éd.), Husserl et Frege. Les ambiguïtés
de l'antipsychologisme, Paris, Vrin, 2002, p. 203-224.
- « Non-objectifying Acts », in Dan Zahavi
/ Frederik Stjernfelt (eds.), One Hundred Years of Phenomenology,
Dordrecht, Kluwer, 2002, p. 41-49.
- « La réécriture par Bolzano de l'Esthétique
transcendantale », in « Un autre
XIXe siècle allemand », Revue de métaphysique
et de morale, juillet-septembre 2002, p. 299-315.
- « Bolzano et l'idée de Wissenschaftslehre »,
in Pierre Wagner (dir.), Les philosophes et la science,
Paris, Gallimard, 2002, p. 659-678.
- « Husserl et la fascination du "formel" »,
in Pierre Wagner (dir.), Les philosophes et la science,
Paris, Gallimard, 2002, p. 679-711.
- « Un certain sens du 'réalisme' : l'idéal
et le normatif », Recherches husserliennes (Bruxelles),
vol. 17, 2002, p. 3-24.
- « Sur la mutation des espaces géographiques »,
Cahiers philosophiques, n° 93, décembre 2002, p.
9-22.
- « The Question of Grammar in Logical Investigations,
With Special Reference to Brentano, Marty, Bolzano and Later Developments
in Logic », in Anna-Teresa Tymieniecka (ed.), Phenomenology
World-Wide, Dordrecht, Kluwer, 2003, p. 94-97.
- « Husserl and Bolzano », in Anna-Teresa
Tymieniecka (ed.), Phenomenology World-Wide, Dordrecht,
Kluwer, 2003, p. 98-100.
- « Sprachkritik ou sémantique ? : sur le
schisme de l'école brentanienne », in Les Etudes
philosophiques, janvier-mars 2003, p. 35-52.
- « Struttura e 'Gestalt': una difficoltà della
Filosofia dell'aritmetica », trad. Adriano Bugliani,
in Iride (Florence), XV, n.37, septembre/décembre
2002, p. 641-646.
- « Quando l'immanenza deborda: democrazia
e violenza », in Maria Donzelli / Regina Pozzi (éds.),
Patologie della politica. Crisi e critica della democrazia tra
Otto e Novecento, Rome, Donzelli editore, 2003, p. 49-58.
- « L'écart plutôt
que l'excédent », Philosophie, n° 78,
juin 2003, p. 77-93.
- « Structures, causes et raisons. Sur le pouvoir causal
de la structure», Archives de philosophie, 66/1,
printemps 2003, p. 73-88.
- « Husserl's Theory of Meaning in the First Logical Investigation
», tr. Nicholas de Warren, in D.O. Dahlstrom (ed.), Husserl's
Logical Investigations, Dordrecht, Kluwer, 2003, p. 17-35.
- « Le naturalisme, avec ou sans le scepticisme ? Après
Hume », Revue de métaphysique et de morale,
2003/2, juin 2003, p. 127-144.
- « Husserl, Wittgenstein et l'impossibilité d'une
pensée illogique », in Denis Fisette et Sandra Lapointe
(éds.), Aux origines de la phénoménologie,
Paris / Québec, Vrin / Presses de l'Université Laval,
2003, p. 241-254.
- « Phénoménologie
et ontologie dans les Recherches Logiques », in Jocelyn
Benoist / Jean-François Courtine (éds.) : Husserl.
La représentation vide, Paris, P.U.F., collection «
Epiméthée », septembre 2003, p.111-124.
- « Fenomenologia e teoria del significato », trad.
Chiara Cappelletto, in Leitmotiv, revue online de l'Università
Statale de Milan, n°3, 2003, p.133-142 (http://www.ledonline.it/leitmotiv/).
- « Quelques remarques sur la doctrine brentanienne de l'évidence
», Studia phaenomenologica, (Bucarest), vol. III,
n° 1-2, 2003, p. 61-74.
- « Image scientifique et image manifeste du monde »,
in Jacques Bouveresse / Jean-Jacques Rosat (dir.), Philosophies
de la perception. Phénoménologie, grammaire et sciences
cognitives, Paris, Odile Jacob, 2003, p. 11-30.
- « Propriété et détermination : sémantique
et ontologie chez Bernard Bolzano », Philosophiques
(Montréal), 30/1, printemps 2003, p. 137-148.
- « Câteva reflectii despre patratul rotund in Cercetari
logice : despre filosofia matematicii la Husserl »,
trad. Laura Pamfil, Revista de filosofie (Bucarest), L,
2003/1-2, p. 41-56.
- « Quand'è che smettiamo di giocare ad un gioco?
», trad. Lorenzo Passerini, in Paolo di Lucia (ed.), Ontologia
sociale. Potere deontico e regole costitutive, Quodlibet,
Macerata, 2003, p. 191-196.
- « Realismo senza fondamento », in Problemata
(Milan), n° 3, 2003, p. 5-21.
- « Jugement et existence chez Kant. Comment des jugements
d'existence sont-ils possibles ? », in Quaestio
(Bari), n° 3, 2003, p. 207-228.
- « Penser, est-ce nécessairement penser par représentation
? », in La Part de l'oeil, Bruxelles, n° 19,
2003-2004, p. 179-193.
- « Montaigne penseur de l'empirisme radical : une phénoménologie
non transcendantale ? », in Vincent Carraud et Jean-Luc
Marion (éds.), Montaigne : scepticisme, métaphysique,
théologie, Paris, PUF, 2004, p. 211-228.
- « Grammaires pures logiques », in Jocelyn Benoist
/ Sandra Laugier (éds.) : Husserl et Wittgenstein. De
la description de l'expérience à la phénoménologie
linguistique, Hildesheim, Olms, 2004, p. 5-26.
- « Le problème de la référence au
début du XXe siècle. Essai de philosophie comparée
», in Frédéric Worms (dir.), Le moment
1900 en philosophie, Lille, Presses Universitaires du Septentrion,
2004, p. 83-100.
- « Dépassements de la métaphysique »,
Revue philosophique, 2004/2, p. 167-180.
- « Fenomenologia e ontologia nelle Ricerche
Logiche », trad. Claudio Majolino, La Cultura
(Bologne), 2004/1, p. 77-88.
- « Créer l'avenir ou la Révolution sans utopie
», in Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.), Une
histoire de l'avenir : Messianité et Révolution,
Paris, Vrin, 2004, p. 211-228.
- « La fenomenologia e i limiti dell'oggettivazione :
il problema degli atti non obiettivanti », in Beatrice
Centi / Gianna Gigliotti (eds.), Fenomenologia della ragion
pratica. L'etica di Edmund Husserl, Naples, Bibliopolis, 2004,
p. 151-176.
- « Meinong et les niveaux de l'objectivité
», in Skepsis, Paris, Delagrave, 2004, p. 116-126.
- « Il mito del "mirare a" : elementi di una critica
dell'intenzionalità », Semiotiche (Turin),
2004/3, p. 73-82.
- « "Le mythe du donné" et les avatars
du kantisme analytique », Revue de métaphysique
et de morale, 2004/4, p. 511-529.
- « Brentano et la théorie réaliste de la
vérité », Phainomenon (Lisbonne), 8,
2004, p. 9-29.
- « Un'epistemologia del senso sociale, fra fenomenologia
e strutturalismo », Fenomenologia e società
(Padoue), XXVII, 2004/2, p. 27-41.
- « Reinach et la visée (das Meinen) :
décliner l'intentionalité », in Les Etudes philosophiques, février 2005,
p. 19-37.
- « Du bon usage de la structure : descriptivisme
versus normativisme », Revue de métaphysique
et de morale, 2005/1, p. 41-56.
- « Wittgenstein on the Logic of Picture », in Pierre
Grialou, Giuseppe Longo, Mitsuhiro Okada (eds.), Images and
Reasoning, Interdisciplinary Conference Series on Reasoning
Studies, vol. 1, Keio University, Tokyo, 2005, p. 87-102.
- « Il mito della comunicazione », in Fabio Merlini
(éd.), Nuove tecnologie e nuove sensibilità.
Comunicazione, identità, formazione, Milan, Franco
Angeli, 2005, p. 148-164.
- « La teoría del nombre propio en las Investigaciones
Lógicas de Husserl », tr. César Moreno,
in César Moreno et Alicia Mª de Mingo Rodríguez,
éds, Signo, Intencionalidad, Verdad, Publications
de l'Université de Séville, Séville, 2005,
p. 17-28.
- « La philosophie face au problème
de l'athéisme », in François Bousquet et Philippe
Capelle, Dieu et la raison. L'intelligence de la foi parmi
les rationalités contemporaines, Paris, Bayard, 2005,
p. 143-157.
- « A Phenomenology or Pragmatism ? »,
tr. par Christian Wood, in Russell B. Goodman, Pragmatism.
Critical Concepts in Philosophy, Londres, Routledge, 2005,
vol.II, p. 89-112.
- « Les actes de langage, entre intention et convention
», in Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.), Langage
ordinaire et métaphysique : Strawson, Paris, Vrin,
2005, p. 209-247.
- « Kant e il contenuto non concettuale. Concetti e intuizioni
nel discorso critico », Fenomenologia e società
(Padoue), 2005/2, p. 94-109.
- « Seeking and Finding : Intentionality as an Internal
and an External relation », Synthesis Philosophica
(Zagreb), 40, 2005/2, p. 327-338.
- « L'introuvable réalisme social », Le
Cercle herméneutique, 2006, n° 5-6, p. 168-183.
- « Heidegger, les sens du sens et l'illusion herméneutique
», in Maxence Caron (dir.), Heidegger, Paris, Cerf,
2006, p. 329-360.
- « Schlick et le problème
du nouveau. Empirisme ou réalisme ? », in Jacques
Bouveresse / Delphine Chapuis-Schmitz / Jean-Jacques Rosat (éds.),
L'empirisme logique à la limite. Schlick, le langage
et l'expérience, Paris, CNRS Editions, 2006, p. 73-85.
- « La réalité objective ou
le nombre du réel », in Michel Fichant et Jean-Luc
Marion, Descartes en Kant, Paris, PUF, 2006, p. 179-196.
- « Contribution à l'histoire
de la notion de concept : à la lumière de Cassirer
», Giornale Critico della Filosofia Italiana, 85,
2006/1, p. 5-24.
- « Variétés d'objectivisme sémantique
», in Jocelyn Benoist : Propositions et états
de choses. Entre être et sens, Paris, Vrin, collection
« Problèmes et controverses », septembre 2006,
p. 13-49.
- « Pulsion, cause et raison chez Freud », in Jean-Christophe
Goddard (dir.), La pulsion, Paris, Vrin, 2006, p. 113-138.
- « A priori ontologico o a priori della conoscenza ? »,
in Roberta Lanfredini (ed.), A priori materiale, Milan,
Guerini, 2006, p. 41-57.
- « Voir comme quoi ? », in Sandra Laugier
/ Christiane Chauviré (éds.), Lire les Recherches
Philosophiques de Wittgenstein, Paris, Vrin, 2006, p. 237-253.
- « Lectures on Reference, Semantics and Intentionality
» (1 Theories of Reference in Both Early Phenomenology and
Early Analytic Philosophy 2 Varieties of Semantic Objectivism
: Rise and Decline of a Paradigm 3 Intentionality and Reality),
in Mitsuhiro Okada (ed.), Towards New Logic and Semantics,
Keio University, Centre for Integrated Research on the Mind, Tokyo,
2006, p. 5-69.
- « Phénoménologie ou pragmatisme ? Deux psychologies
descriptives », Archives de Philosophie, 69-3, automne
2006, p. 415-441.
- Articles « Corps objet / corps sujet » ;
« Corps propre » ; « Michel Henry » ;
« Husserl » ; « Phénoménologie
» in Michela Marzano, Dictionnaire du corps, Paris,
PUF, 2007, p. 244-248, p. 252-254, p. 451-452, p. 469-471
et p. 708-711.
- « Two (or Three) Conceptions of Intentionality »,
Tijdschrift voor Filosofie (Leuven), 69, 2007, p. 79-103.
- « Drawing Phenomenology out of its Silence », in
Mitsuhiro Okada (ed.), Essays in the Foundations of Logical
and Phenomenological Studies, Interdisciplinary Series on
Reasoning Studies, vol. 3, Tokyo, Keio University, Centre for
Integrated Research on the Mind, 2007, p. 5-19.
- «
Des circonstances au contexte, et retour », in Mitsuhiro
Okada (ed.), Essays in the Foundations of Logical and Phenomenological
Studies, Interdisciplinary Series on Reasoning Studies, vol.
3, Tokyo, Keio University, Centre for Integrated Research on the
Mind, 2007, p. 23-41.
- «
Mettre les structures en mouvement : la phénoménologie
et la dynamique de l'intuition conceptuelle. Sur la pertinence
phénoménologique de la théorie des catégories
», in Luciano Boi, Pierre Kerszberg, Frédéric
Patras (eds.), Rediscovering Phenomenology. Phenomenological
Essays on Mathematical Beings, Physical Reality, Perception and
Consciousness, Dordrecht, Springer, 2007, p. 339-355.
- Articles « Cercle de Vienne
» et « Philosophie analytique » in Dictionnaire
du monde germanique, dir. Elisabeth Décultot, Michel
Espagne et Jacques Le Rider, Paris, Bayard, 2007, p. 176-177 et
1076-1077.
- « Le funzioni del soggetto », in Francesco Saverio
Trincia et Stefano Bancalari, Perspectives sur le sujet / Prospettive
filosofiche sul soggetto, Hildesheim, Olms, 2007, p. 64-76.
- « Les métaphores sont des expressions comme les
autres », in Archives de philosophie, 2007, 70/4,
p. 559-578.
- « Appliquer ses concepts », in Jean-Marie Vaysse
(éd.), Kant, Paris, Ed. du Cerf, 2008, p. 91-127.
- « L'esprit et son monde », in Critique, n°
730, tome XLIV, 2008, p. 235-242.
- Articles « Aristote », « Hume », «
Marx », « Platon » dans Dictionnaire des
grandes oeuvres juridiques, dir. Jean-Louis Halpérin
: Olivier Cayla, Dalloz, 2008, p. 1-9, 282-286, 391-399, 445-453.
- « Phenomenological Approach to Meaning », «
I Sense and Reference, Again, II States of Affairs and Situations,
III Phenomenological Indexicality », in Interdisciplinary
Logic, vol. 1, ed. Mitsuhiro Okada, Publications of the Open
Research Center for Logic and Formal Ontology, University Keio,
Tokyo, Japan, Mars 2008, p. 1-80.
- « Synthétique a priori et normativité »,
in Jocelyn Benoist / Jean-François Kervegan (éds.)
: Adolf Reinach : entre droit et phénoménologie,
Paris, Editions du CNRS, avril 2008, p. 31-49.
- « La fenomenologia e il realismo morale », trad.
Federico Boccaccini, Iride (Bologna), XXI, avril 2008,
p. 71-81.
- « Modes temporels de la conscience et réalité
du temps : Husserl et Brentano sur le temps », in Jocelyn
Benoist (éd.) : La conscience du temps. Autour des Leçons
sur le temps de Husserl, Paris, Vrin, collection «
Problèmes et controverses », juin 2008, p. 11-28.
- « Le 'dernier pas' du structuralisme : Lévi-Strauss
et le dépassement du modèle linguistique »,
Philosophie, n° 98, été 2008, p. 54-70.
- « Fulfilment », in Jesús
Padilla Gálvez, Phenomenology as Grammar, Frankfurt
am Main, Ontos Verlag, 2008, p. 77-96.
- « Pre-datità e filosofia trascendentale
nella Crisi », in Gianna Gigliotti (éd.),
Tre Studi sulla Krisis, Rivista di Storia della Filosofia,
Supplément au n° 2/2008, p. 9-23.
- « Linguistic Phenomenology ? », in Filip
Mattens (éd.), Meaning and Language : Phenomenological
Perspectives, Dordrecht, Springer, 2008, p. 215-235.
- « Sur le concept de "remplissement" »,
in Jocelyn Benoist (éd.) : Husserl, Paris, Ed. du
Cerf, collection « Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie
», septembre 2008, p. 195-222.
- « Un concept normatif de l'intentionalité ? »,
Etudes phénoménologiques (Louvain-la-Neuve),
n° 45-48, 2007-2008, p. 9-36.
- « Le lieu du sujet », in Claudio Majolino / François
De Gandt (éds.), Lectures de la Krisis de Husserl,
Paris, Vrin, 2008, p. 45-62.
- « Vérification et application selon Schlick »,
in Jacques Bouveresse et Pierre Wagner (éds.), Mathématiques
et expérience. L'empirisme logique à l'épreuve
(1818-1940), Paris, Odile Jacob, 2008, p. 97-107.
- « Grammatik und Intentionalität », in Verena
Mayer (éd.), Edmund Husserl : Logische Untersuchungen,
Berlin, Akademie Verlag, 2008, p. 123-137.
- « Le parricide de notre père Frege », in
Cahiers de philosophie du langage, vol. 6 : F. Waismann.
Textures logiques, 2008, p. 291-306.
- « Anthropo-logique et nécessité a posteriori
», Fenomenologia e società (Padoue), 2008,
p. 18-38.
En collaboration :
- « Penser l'histoire après l'histoire »
(avec Fabio Merlini), avant-propos de Jocelyn Benoist / Fabio
Merlini (éds.) : Après la fin de l'histoire.
Temps, monde, historicité, Paris, Vrin, collection
« Problèmes et controverses », décembre
1998, p. 7-15.
- « Phénoménologie et sociologie :
une rencontre impossible ? » (avec Bruno Karsenti),
préface de Jocelyn Benoist / Bruno Karsenti (éds.) :
Phénoménologie et sociologie, Paris, P.U.F,
collection « Fondements de la politique »,
avril 2001, p. 5-17.
- « Spatialiser, historiciser » (avec Fabio
Merlini), avant-propos de Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) :
Historicité et Spatialité. Recherches sur le
Problème de l'Espace dans la Pensée Contemporaine,
Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses »,
mai 2001, p. 7-12.
- « "Dé-localiser" l'espace »
(avec Panos Mantziaras), in Les Cahiers de la Recherche Architecturale
et Urbaine, n° 9-10, janvier 2002, p. 185-190.
- « Les Recherches Logiques
de Husserl : une oeuvre de percée » (avec Jean-François
Courtine), avant-propos de Jocelyn Benoist / Jean-François
Courtine (éds.) : Husserl. La représentation
vide, Paris, P.U.F., collection « Epiméthée
», septembre 2003, p. 7-10.
- « Deux phénoménologies ? » (avec Sandra
Laugier), introduction de Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.)
: Husserl et Wittgenstein. De la description de l'expérience
à la phénoménologie linguistique, Hildesheim,
Olms, février 2004, p. 1-4.
- « Révolution et messianité. L'Histoire
et les figures de l'au-delà » (avec Fabio Merlini),
in Jocelyn Benoist / Fabio Merlini, Une histoire de l'avenir.
Messianité et Révolution, Paris, Vrin, « Problèmes
& controverses », 2004, p. 7-12.
- « Langage, esprit, monde » (avec Sandra Laugier),
introduction de Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.)
: Langage ordinaire et métaphysique : Strawson,
Paris, Vrin, 2005, p. 7-12.
- « Présentation » (avec Jean-François
Kervegan), introduction de Jocelyn Benoist / Jean-François
Kervegan (éds.) : Adolf Reinach : entre droit et phénoménologie,
Paris, Editions du CNRS, avril 2008, p. 7-12.
Traductions :
Livres :
- Qu'est-ce qu'un livre ?, textes de Kant et
de Fichte sur la propriété littéraire, traduits
et introduits par Jocelyn Benoist, Paris, P.U.F., collection « Quadrige »,
mars 1995, 170 p. [de l'allemand]
- Emmanuel Kant : Réponse à Eberhard,
introduit, traduit et annoté par Jocelyn Benoist, Paris,
Vrin, collection « Textes & Commentaires »,
janvier 1999, 173 p. [de l'allemand]
Articles :
- Wolfgang Röd : « L'explication rationnelle
entre méthode et métaphysique »,
in Le Discours et sa méthode, sous la dir. de J.-L.
Marion et N. Grimaldi, Paris, P.U.F., 1987, p. 89-107. [de l'allemand]
- Husserl : Téléologie universelle,
Philosophie, n° 21, hiver 1989, p. 3-6. [de l'allemand]
- Marx : Sur le savoir absolu, Philosophie,
n° 31, été 1991, p. 3-8. [de
l'allemand]
- Dieter Jung : « L'espace holographique »,
in La science et la métamorphose des arts, dir.
Raymond Daudel et Nicole Lemaire d'Agaggio, Paris, P.U.F., 1994,
p. 75-88. [de l'allemand]
- Karlheinz Stockhausen : « Cinq révolutions
depuis 1950 », in La science et la métamorphose
des arts, dir. Raymond Daudel et Nicole Lemaire d'Agaggio,
Paris, P.U.F., 1994, p. 125-130. [de
l'allemand]
- Karlheinz Stockhausen : « Sur l'évolution
de la musique », in La science et la métamorphose
des arts, dir. Raymond Daudel et Nicole Lemaire d'Agaggio,
Paris, P.U.F., 1994, p. 131-140. [de
l'allemand]
- Mark Textor : « Bolzano et Husserl sur
l'analyticité », in Les Etudes philosophiques,
octobre-décembre 2000, p. 435-454. [de
l'allemand]
- Wilhelm Baumgartner : « Le contenu et la méthode
des philosophies de Franz Brentano et Carl Stumpf », in
Les Etudes philosophiques, janvier-mars 2003, p. 3-22.
[de l'allemand]
- Husserl : « La représentation
vide », in Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine
(éds.) : Husserl. La représentation vide,
Paris, P.U.F., collection « Epiméthée »,
septembre 2003, p. 11-36. [de l'allemand]
- Robert Sokolowski, « La grammaire comme signal de la pensée
», in Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine (éds.)
: Husserl. La représentation vide, Paris, P.U.F.,
collection « Epiméthée », septembre
2003, p. 97-108. [de l'anglais]
- Ullrich Melle : « La représentation vide dans la
réécriture par Husserl de la VIe Recherche Logique
», in Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine
(éds.) : Husserl. La représentation vide,
Paris, P.U.F., collection « Epiméthée »,
septembre 2003, p. 253-264. [de l'allemand]
- Mauro Antonelli : « La conception de la vérité
du jeune Brentano », Jocelyn Benoist : Propositions et
états de choses. Entre être et sens, Paris, Vrin,
septembre 2006, p. 67-86. [de l'italien]
- Arianna Betti : « Contre les faits », in Jocelyn
Benoist : Propositions et états de choses. Entre être
et sens, Paris, Vrin, septembre 2006, p. 231-250. [de l'anglais]
- Dan Zahavi : « La perception de la durée présuppose-t-elle
ou non la durée de la perception ? Husserl et Dainton sur
le temps », in Jocelyn Benoist (éd.) : La conscience
du temps. Autour des Leçons sur le temps de Husserl,
Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses
», juin 2008, p. 187-212.
Résumé des publications principales
:
1. Autour de Husserl : l'ego et la raison,
Paris, Vrin, « Bibliothèque d'histoire de la
philosophie », septembre 1994, 319 p.
Dans ce recueil
d'articles, Jocelyn Benoist pose deux types de question :
celle de la subjectivité, telle que la phénoménologie,
spécialement (mais pas exclusivement) celle de Husserl,
permet de l'aborder ; et celle de la « raison »
phénoménologique, comme structure non métaphysique,
mais caractéristique d'un certain champ de phénomènes
(discursifs, cognitifs, mais aussi éthiques). Il défend
la thèse d'une égologie non métaphysique,
qui définit essentiellement l'ego par la présence
(auto-affection), en deçà de sa qualification comme
sujet. D'un autre côté, dans les textes de la dernière
partie du recueil, il esquisse une réflexion sur le platonisme
de Husserl et sa détermination dialectique du champ phénoménal,
entre intuition et signification.
2. Kant et les limites de la synthèse :
Le sujet sensible, Paris, P.U.F., collection Epiméthée,
février 1996, 343 p.
Dans ce livre
(qui est une version remaniée pour la publication de sa
thèse de doctorat), Jocelyn Benoist poursuit son enquête
sur la subjectivité, en remontant à Kant, et en
proposant une lecture inédite de l'Esthétique
transcendantale, centrée sur le résidu d'empiricité
et la dimension de « position » pure (Setzung)
qu'il y a en elle. Utilisant des moyens phénoménologiques,
il définit originairement la subjectivité (plutôt
que le sujet) par cette « affection » qui
est surgissement et pure position de la représentation
en nous. C'est une réévaluation du rôle du
sensible dans la Critique de la raison pure, contre la
lecture néo-kantienne (par l'Analytique des principes)
et la lecture heideggerienne (par l'imagination).
3. Phénoménologie, sémantique,
ontologie : Husserl et la tradition logique autrichienne,
Paris, P.U.F., collection Epiméthée, septembre 1997,
310 p.
Dans ce recueil
d'articles, Jocelyn Benoist amorce un tournant en direction de
la « philosophie autrichienne » et de la
proto-phénoménologie. Dans une enquête systématique
sur les sources de Husserl, il convoque Bolzano, Brentano, Marty
et Meinong. Il mène une première investigation sur
la théorie de la signification de Husserl, insistant sur
sa composante intentionnelle (la dimension d'« acte »
du signifier), qui la différencie de Frege. D'autre part,
il commence à considérer la contrepartie ontologique
de la théorie phénoménologique de la signification :
y a-t-il une ontologie dans les Recherches Logiques de
Husserl ? Si oui, laquelle ? Il essaie de faire quelque chose
du thème, souvent contourné ou négligé,
de la « neutralité métaphysique »
des Recherches Logiques, comme élément de
définition de la phénoménologie même
(en dialogue avec Mach et Avenarius).
4. Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) :
Après la fin de l'histoire. Temps, monde, historicité,
Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses »,
décembre 1998, 278 p.
Dans ce premier
recueil issu des travaux du groupe franco-helvétique sur
l'ontologie de l'histoire, Jocelyn Benoist et Fabio Merlini s'attaquent
à l'idéologie de la fin de l'histoire, telle qu'elle
a pu être relayée par la publication du livre de
Francis Fukuyama. Ils essaient de démonter ce qu'il peut
y avoir d'historicisme larvé dans une telle représentation
du dépassement de l'Histoire. Positivement, ils tentent
de déterminer ce que pourrait être une épistémologie
de l'histoire défaite de cette représentation téléologique
et de penser les conditions d'une historicité concrète
qui s'édifie au delà et en dehors de la synthèse
d'une Histoire. Qu'en est-il de l'historicité après
les philosophies de l'Histoire - sans que cet après
signifie aucun dépassement téléologique ni
se pense lui-même sous les catégories de l'idéalisme
historique ? C'est une critique tant des métaphysiques
de l'Histoire et donc de la « modernité »
que de leur double inversé : la supposée « post-modernité ».
5. L'a priori conceptuel : Bolzano,
Husserl, Schlick, Paris, Vrin, collection « Problèmes
et controverses », septembre 1999, 221 p.
Dans
ce livre, Jocelyn Benoist mène une étude détaillée
de la querelle du synthétique a priori, ou
de « l'a priori matériel »,
telle qu'elle s'est déployée entre la phénoménologie
et le Cercle de Vienne. Partant de la critique de Schlick, il
revient sur la définition et la nature du synthétique
a priori tel que les phénoménologues
(Husserl, Scheler, mais aussi, avant eux, Stumpf) l'ont envisagé.
Il essaie d'en diversifier l'abord, en montrant que le lieu de
ce synthétique a priori, dans la théorie
phénoménologique, n'est pas seulement perceptif,
mais également grammatical, et mène une lecture
entièrement neuve de la IVe Recherche Logique de
Husserl. En même temps, il souligne la provenance bolzanienne
possible (mais en termes d'« a priori conceptuel »)
de la doctrine husserlienne du synthétique a priori.
Enfin il esquisse la confrontation du synthétique a priori
phénoménologique avec la doctrine wittgensteinienne
des relations internes.
6. L'idée de phénoménologie,
Paris, Beauchesne, collection « Le grenier à
sel », avril 2001, 157 p.
Dans ce recueil
de textes personnels, Jocelyn Benoist précise son rapport
avec la phénoménologie. Il brosse un tableau de
la phénoménologie française contemporaine,
lui pose les questions qui lui paraissent déterminantes :
celle du « donné », de la subjectivité
et de l'éventuel « tournant théologique »
de la phénoménologie. Il développe ses motifs
propres : nécessité d'un rapprochement et d'une
discussion avec la philosophie analytique, notamment dans son
versant linguistique, exigence de maintenir le cap d'une pensée
critique, généralisation de la notion de « donné »
(préférable à celle de « donation »),
avec ses ressources critiques. La question qui lui paraît
décisive est celle du prix à payer pour obtenir
une pensée purement descriptive -
si une telle posture, toutefois, est possible en philosophie.
7. Jocelyn Benoist / Bruno Karsenti (éds.) :
Phénoménologie et sociologie, Paris, P.U.F,
collection « Fondements de la politique »,
avril 2001, 253 p.
Dans ce recueil
en co-direction avec Bruno Karsenti, Jocelyn Benoist ouvre le
chantier d'une confrontation critique entre la phénoménologie
et les sciences humaines. Plutôt que de prétendre
à quelque refondation du savoir des sciences humaines dans
une perspective de type phénoménologique, tendanciellement
subjectiviste, il entend faire jouer la puissance critique des
sciences humaines, dans leur capacité d'objectivation,
contre la phénoménologie et en correctif d'elle.
Sa thèse est que, au delà des illusions intersubjectivistes,
ce que la phénoménologie a de mieux à apporter
aux sciences humaines, c'est sa théorie de l'a priori
matériel, appliquée au social.
8. Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) :
Historicité et Spatialité. Recherches sur le
Problème de l'Espace dans la Pensée Contemporaine,
Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses »,
mai 2001, 255 p.
Poursuivant
avec Fabio Merlini (avec qui il co-dirige ce recueil) une réflexion
sur l'épistémologie de l'histoire, Jocelyn Benoist
tente de remettre en question le privilège ontologique
du temps dans notre représentation de l'être-collectif
de l'homme. Il met en avant la dimension de spatialité
originaire de l'être humain en tant qu'être social,
esquisse une critique de l'idéalisme historique (c'est-à-dire
des philosophies idéalistes de l'Histoire), et réclame
une épistémologie de la géographie, dans
son irréductibilité à l'histoire. C'est une
réflexion critique sur les limites de l'idée d'Histoire
et ses marges spatialisantes.
9. Représentations sans objet : aux origines
de la phénoménologie et de la philosophie analytique,
Paris, P.U.F., collection Epiméthée, octobre 2001,
219 p.
Dans cette
première phase d'une enquête qui constituait le premier
volet de son habilitation, Jocelyn Benoist constitue le « champ »
des différentes théories de la référence
dans la philosophie du langage et de la logique à la fin
du XIXe et au début du XXe siècle (en remontant
toutefois jusqu'à Bolzano, comme point d'origine du débat),
en prenant pour fil conducteur la question de la référence
vide. Comment les différents auteurs de la période
(Bolzano, Frege, Brentano, Twardowski, Meinong, Russell, Husserl)
ont-ils, chacun à leur manière, tenté de
répondre à la question classique : « comment
peut-on parler de ce qui n'existe pas ? » (et
que signifie en parler ?). Jocelyn Benoist essaie ainsi de
construire un contraste entre les positions intentionalistes (c'est-à-dire
celles qui ont recours au concept d'intentionalité) et
celles qui ne le sont pas, ainsi qu'un contraste entre différentes
stratégies (notamment celle de l'intentionalité
« forte » ou « faible »)
à l'intérieur de chaque camp.
10. Intentionalité et langage dans les
Recherches logiques de Husserl, Paris, P.U.F., collection
Epiméthée, septembre 2001, 214 p.
Dans ce deuxième
temps de la même enquête, Jocelyn Benoist donne un
commentaire systématique des Recherches Logiques de
Husserl, replacées dans le champ défini par 9.
Il privilégie donc le problème de la visée
« vide » et de la référence
aux objets inexistants, essayant de déterminer quelle peut
être la position de Husserl sur ce point. Il parvient ainsi
à un diagnostic sur la question très disputée
du « réalisme » (épistémique)
des Recherches Logiques, établissant clairement
que la première édition au moins (celle de 1901)
fait une différence nette entre les actes de visée
sans objet et ceux qui vont se confirmer dans la prestation (intuitive)
de ce que Husserl appelle un « objet vrai ».
Au delà du commentaire de Husserl, il s'agit de pousser
jusqu'au bout la discussion des limites du point de vue intentionaliste,
et le livre s'achève par une synthèse générale
sur Husserl et Frege, confrontés précisément
sur ce terrain de la référence manquante.
11. Entre acte et sens : recherches sur la théorie
phénoménologique de la signification, Paris,
Vrin, collection « Problèmes & Controverses »,
avril 2002, 256 p.
Ce recueil
d'études (qui constituait le second volet de l'habilitation)
examine systématiquement la philosophie du langage de Husserl,
revenant, après un exposé général
initial, et des recherches historiques sur la provenance bolzanienne
de la théorie husserlienne de la signification, sur un
certain nombre de questions précises : grammaire,
jugement, proposition, négation, vérité,
théorie du nom propre et de l'indexicalité, théorie
des actes de langage. Avec cet ensemble, Jocelyn Benoist essaie
de formuler le paradoxe d'une théorie qui tente d'adapter
un concept de signification non intentionaliste (et auquel Brentano
aurait été hostile) au contexte d'une philosophie
de l'intentionalité (assez largement empruntée à
Brentano).
12. Jocelyn Benoist
/ Jean-François Courtine (éds.) : Husserl. La
représentation vide, Paris, P.U.F., collection «
Epiméthée », septembre 2003, 305 p.
Dans ce collectif, Jocelyn
Benoist et Jean-François Courtine recueillent, à
l'occasion du centenaire de l'oeuvre (1900-1901), un ensemble
d'études consacrées à l'actualité
des Recherches Logiques. Il s'agit de mettre en lumière
le caractère de tournant historique d'un texte qui, à
l'orée de la philosophie proprement contemporaine, ouvre
la voie bien sûr d'un côté à la phénoménologie
(qu'il invente), mais aussi de l'autre à tout un aspect
(ontologique et épistémologique) de la tradition
analytique. On met ici l'accent sur le problème de l'auto-définition
du champ de la phénoménologie, dans un état
pré-transcendantal de la problématique phénoménologique
: quel type de rapport à l'ontologie, à la psychologie
est alors possible ? Et dans quelle mesure la phénoménologie,
dans la première édition des Recherches Logiques
a-t-elle un domaine spécifique (si elle doit en
avoir un) ?
13. Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Husserl et Wittgenstein. De la description de l'expérience à la phénoménologie linguistique, Hildesheim, Olms, 2004, 243 p.
Il est usuel d'opposer Husserl
à Wittgenstein. D'un côté il y aurait les
évidences muettes de la conscience entendue comme principe
de fondation originaire. De l'autre, un monde déjà
public, et constitué à travers les jeux de langage.
Pourtant, entre ces deux auteurs, à la source de toute
la philosophie contemporaine, il y a une relation étroite
: ils partagent l'un et l'autre une conception descriptiviste
de la tâche de la philosophie. Que signifie décrire
l'expérience ? Dans quelle mesure le langage fait-il alors
partie de ce qui doit être décrit même, ou
(en même temps ?) des conditions de la description ? Ce
sont les questions posées par ce recueil.
14. Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Une histoire de l'avenir : Messianité et Révolution, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », juin 2004, 252 p.
Dans ce troisième collectif sur l'histoire sous la direction de Jocelyn Benoist et Fabio Merlini, on trouvera des études sur le concept de Révolution et sur la dimension de la messianité en politique. Déconstruisant une certaine représentation métaphysique du temps ordonné à la manifestation téléologique de sa propre vérité - ce qui pouvait constituer une certaine idée de la Révolution, dans les philosophies de l'histoire classiques - les auteurs s'interrogent sur la possibilité d'un sens de l'avenir qui ne soit pas métaphysique, et pour autant non seulement exigence morale, mais véritable transformation du temps - ouverture au sens de l'événement. Ce faisant, ils poursuivent leur remise en question du concept d'Histoire en lui donnant un tour plus politique, et en mettant cette fois l'Histoire à l'épreuve de son propre avenir, comme ce qui la déborde et la définit simultanément.
15. Les limites de l'intentionalité. Recherches phénoménologiques et analytiques, Paris, Vrin, collection « Problèmes & controverses », février 2005, 288 p.
Dans ce livre, Jocelyn Benoist
mène un examen critique de la notion d'intentionalité,
tant dans son versant phénoménologique qu'analytique.
Partant d'une réflexion sur les actes de langage, il en
transpose en partie le modèle aux actes mentaux, en les
réinscrivant dans le tissu de contextualité réelle
qui est le leur. L'idée majeure du livre est qu'on ne peut
séparer la pensée du monde, et placer celle-ci sous
le régime exclusif de la visée, libre d'effectivité.
Ainsi l'auteur recherche les voies d'une nouvelle théorie
de l'esprit, placée sous le signe d'une espèce de
réalisme d'inspiration phénoménologique.
Cette enquête sur les fondations d'un possible réalisme,
à la fois linguistique, perceptuel et structural, prend
la forme d'une interrogation sur les limites du sens, entre
philosophie du langage et philosophie de l'esprit.
16. Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Langage ordinaire et métaphysique : Strawson, Paris, Vrin, collection « Bibliothèque d'histoire de la philosophie », octobre 2005, 252 p.
Ce recueil est consacré
à la position particulière occupée par la
pensée de Peter Strawson dans la philosophie de la seconde
moitié du XXe siècle. Déclinant un certain
nombre des thèmes centraux du philosophe britannique (métaphysique
descriptive, théorie de la référence, actes
de langage), il essaie de cerner le mouvement qui a conduit celui-ci
de la philosophie du langage ordinaire à un certain sens,
immanent et critique, de la métaphysique. Dans ce contexte
se voit réouverte une interrogation tant sur le statut
de l'ontologie que sur les concepts fondamentaux de la philosophie
de l'esprit, au premier rang desquels celui d'intention.
17. Jocelyn Benoist (éd.) : Propositions et états de choses. Entre être et sens, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », septembre 2006, 253 p.
Entre 1870 et 1914, les structures fondamentales de la philosophie contemporaine se mettent en place, notamment mais pas seulement dans l'effervescence théorique de l'Empire austro-hongrois finissant. Certaines questions de philosophie de la connaissance jouent un rôle déterminant dans cet essor : de quoi exactement dit-on que c'est vrai, là où on qualifie des énoncés ou des attitudes cognitives de 'vrais' ? qu'est-ce qui a à charge de 'porter' la vérité (ou la fausseté) en eux ? mais aussi, là où ils sont vrais, qu'est-ce qui (dans le monde ?) les rend vrais ? Entre ces questions, les fondateurs de la philosophie contemporaine, Husserl, Russell, Wittgenstein et bien d'autres, vont réexhumer et systématiser des notions comme celles de proposition et d'état de choses. Ces notions n'ont, depuis, plus quitté la scène du débat philosophique. Cet ouvrage collectif, tout en offrant une plongée dans les sources de ce débat à la fin du XIXe siècle, dans la tradition autrichienne et en dehors d'elle, en retrace aussi la progression jusqu'à ses développements les plus contemporains.
18. Jocelyn Benoist / Jean-François Kervegan (éds.) : Adolf Reinach : entre droit et phénoménologie, Paris, Editions du CNRS, avril 2008, 206 p.
Ce recueil, entièrement
consacré à la pensée juridique et méta-juridique
d'Adolf Reinach, le disciple le plus brillant de Husserl, approfondit
la question du réalisme normatif, à la croisée
de la philosophie du droit et de la phénoménologie.
Il s'interroge sur l'existence d'une troisième voie possible
de la pensée juridique, entre jusnaturalisme essentialiste
et conventionnalisme : celle d'une logique des normes, et affronte
la question de l'engagement ontologique de cette logique. L'adoption
d'un tel réalisme logique suppose-t-il que l'on souscrive
à une ontologie des états de choses ? Ces problèmes
généraux sont abordés ici résolument
du point de vue de la philosophie du droit, en prenant en compte
de manière plus spécifique l'histoire du droit et
de la pensée juridique allemande.
19. Jocelyn Benoist (éd.) : La conscience du temps. Autour des Leçons sur le temps de Husserl, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », juin 2008, 215 p.
Les Leçons pour une
phénoménologie de la conscience intime du temps,
professées par Husserl en 1905 à Göttingen,
ont eu un rayonnement considérable sur l'ensemble de la
phénoménologie au XXe siècle. La structure
maîtresse de l'analyse phénoménologique, l'intentionalité,
y est interrogée comme telle, et se voit révisée
de façon à ne plus nécessairement être
indexée à la notion d'objet. De nombreuses phénoménologies
ultérieures, comme celles de Heidegger, Lévinas,
Henry, y ont vu une promesse, ou la délimitation même
de ce qui devait être leur problème. Le commentaire
ou la réécriture de ce texte, de Heidegger (son
éditeur) à Derrida, a traversé toute la philosophie
du XXe siècle. Aujourd'hui que la réflexion sur
le format linguistique de la temporalisation ou sur la philosophie
naturelle du temps renouvellent l'intérêt philosophique
pour cette question, les Leçons de 1905 se révèlent
aussi bien ouvertes à de nouvelles lectures possibles,
réveillant d'autres aspects de ce texte exceptionnellement
riche. Ce recueil prend la mesure de ce renouveau.
20. Jocelyn Benoist (éd.) : Husserl, Paris, Ed. du Cerf, collection « Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie », septembre 2008, 285p.
Edmund Husserl (1859-1938)
a fondé l'un des courants philosophiques majeurs du XXe
siècle : la phénoménologie. Ainsi, une part
importante de la philosophie contemporaine, de Heidegger à
Levinas et à la phénoménologie française
actuelle, s'inscrit dans la filiation directe de sa pensée,
inlassablement reprise et commentée. Le rayonnement de
son uvre a cependant commencé à se diffuser, aujourd'hui,
très au-delà de la seule tendance philosophique
que celle-ci avait pu initier. Le nouveau départ qu'a connu,
dans ces dernières années, l'idée d'une philosophie
de l'esprit, notamment, place de nouveau l'enquête ouverte
par le philosophe austro-allemand au cur des interrogations les
plus actuelles, tout en en découvrant des aspects jusque-là
ignorés. Les études ici rassemblées tentent
de donner une idée des ressources que des philosophes d'horizons
très différents peuvent trouver, pour faire de la
philosophie à l'orée du XXIe siècle, dans
la pensée d'un auteur qui se détache toujours plus
comme l'un des plus fondamentaux de notre temps.
21. Sens et sensibilité. L'intentionalité en contexte, Paris, Ed. du Cerf, collection "Passages", février 2009, 327 p.
Jocelyn Benoist, suivant certaines
directions imprimées par la phénoménologie
(Husserl, Heidegger, Merleau-Ponty), mais aussi Frege, Wittgenstein
et Austin, essaie, dans cette oeuvre personnelle qui constitue
la suite des Limites de l'intentionalité (2005),
et qui circule entre philosophie du langage, de la perception
et de l'esprit, tout en esquissant une critique de l'otologie,
de proposer une conception expérimentale de la pensée,
explorant les voies multiples selon lesquelles celle-ci peut être
otage du monde. Il esquisse ainsi une dialectique de l'intentionalité,
cernée par le non-intentionnel et, comme telle, aux prises
avec la délimitation de son contexte : une tâche
qui s'avère en définitive in-terminable, le monde
s'y révélant toujours à la fois familier
et indifférent. Le sens des choses auxquelles la pensée
est, selon cette conception, essentiellement rapportée
n'annule en effet jamais complètement le silence constitutif
de leur être de choses. Ainsi l'esprit n'est que d'être
livré, en sa sensibilité, d'abord et enfin, à
ce qui n'est pas lui.
Directeur de la collection "Passages" (Editions du Cerf) depuis septembre 2007
Membre des comités de rédaction des Études philosophiques, de Cités, de L'aventure humaine, de Le Cercle herméneutique (Paris), des Recherches husserliennes (Bruxelles), de Dialogue (Montréal).
Membre du comité scientifique des Archives de philosophie (Paris), du Tijdschrift voor filosofie (Leuven), de Discipline Filosofiche (Bologne), de la Rivista di Storia della Filosofia (Milan), d'Iris (Florence), de Phainomenon (Lisbonne), Análise (Lisbonne), de Cenobio (Lugano) et Dokos (Tolède).
Sociétés savantes :
Membre de la Société des amis de Jean Cavaillès
(Paris), de la Brentano Gesellschaft (Würzburg) et de la
Bolzano Gesellschaft (Hamburg)
Distinctions :
Premier prix au concours général de français
(1983) et de philosophie (1984).
Médaille de Bronze du CNRS (2000).
Membre de l'Institut Universitaire de France (2007-2012).