Jocelyn Benoist
 

Professeur à l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne
Membre statutaire des Archives Husserl de Paris (UMR 8547)
Membre de l'Institut Universitaire de France

 

Adresse de contact :
Archives Husserl
Ecole Normale Supérieure
45, rue d'Ulm
75005 - Paris
France

Mail: jocelyn.benoist@ens.fr

Curriculum vitae :

Formation académique
Spécialités
Champs de recherche
Carrière académique
 

Organisation de séminaires et colloques

Enseignements

Professeur invité
 
Liste des travaux publiés :

Ouvrages
Editions
Numéros de revue
Articles

Traductions
 

Résumé des publications principales
 
Activités d'édition
 
Sociétés savantes
 
Distinctions
 
 
Curriculum vitae :
 
Né le 4 juillet 1968 à Paris
 
Formation académique :
 
Elève de l'Ecole Normale Supérieure (Ulm), 1986-1991.
Etudes de philosophie à la Sorbonne (Paris-I, Paris-IV), et aux Universités de Nanterre (Paris-X) et de Poitiers.
Agrégé de Philosophie
Docteur en philosophie (Université de Nanterre, 28-1-1994).
Thèse sous la direction de Jean-François Courtine, Le sujet de la critique : la Critique de la raison pure et le problème de la subjectivation.
Habilité à diriger des recherches (Université de Paris-IV Sorbonne, 30-6-2001).
Dossier présenté sous la direction de Jean-François Courtine : La grammaire de la phénoménologie : langage, expérience et vérité selon le premier Husserl.
 
Spécialités :
 
Philosophie contemporaine (phénoménologie, philosophie analytique)
Philosophie de la connaissance
Philosophie de l'esprit
Philosophie allemande, philosophie autrichienne
 
Champs de recherche :
 
Interface phénoménologie / philosophie analytique
Interface philosophie du langage / philosophie de l'esprit
Métaphysique (ontologie)
 
Carrière académique :
 
1986-1991 : Elève à l'Ecole Normale Supérieure
1991-1994 : Allocataire à l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne
1994-1997 : Maître de conférences à l'Université Rennes-I
1997-2000 : Maître de conférences à l'Université Paris-I
2000-2002 : Délégué au CNRS auprès des Archives-Husserl de Paris
2002-2003 : Maître de conférences à l'Université Paris-I
2003-2004 : CR1 aux Archives Husserl de Paris
2004- : Professeur à l'Université Paris-I
2007- : Membre de l'Institut Universitaire de France

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Organisation de séminaires et colloques :
 

1996-2000 : Direction, avec Fabio Merlini, du Groupe de Recherches Franco-Helvétique sur l'Ontologie de l'Histoire, entre les Archives Husserl et l'Université de Lausanne.
28/29-05-1999 : Organisation de deux journées d'études aux Archives-Husserl de Paris, La théorie de la connaissance comme philosophie première. Husserl 1900-1918.
11/12-06-1999 : Organisation (avec Bruno Karsenti) d'un colloque à l'IHPST sur Phénoménologie et sociologie.
22-1-2000 : Organisation, à l'IHPST, d'une matinée sur Meinong et la métaphysique.
11-3-2000 : Organisation d'une journée sur Les post-kantismes épistémologiques pour le CHSPM (Université Paris-I).
19/20-5-2000 : Organisation, aux Archives-Husserl de Paris, d'un colloque international sur Bolzano et la phénoménologie.
17/18-11-2000 : Organisation, avec Bruno Karsenti, à l'IHPST, d'un colloque Philosophies de sociologues, sociologies de philosophes.
12/13-1-2001 : Organisation, aux Archives-Husserl, d'un colloque international sur Brentano et son école.
27/28-4-2001 : Organisation, avec Mitsuhiro Okada, d'un colloque international aux Archives-Husserl de Paris
Recherches catégoriales : autour de la logique de Husserl / Categorial Matters : Husserlian Logic Themes.
17/19-5-2001 : Organisation, avec Jean-François Courtine, d'un colloque international Les Recherches Logiques de Husserl : une oeuvre de percée aux Archives-Husserl de Paris.
15/16-2-2002 : Organisation d'un colloque Reinach : philosophie du langage, philosophie du droit, ontologie, au sein de l'Ecole doctorale de philosophie de l'Université Paris-I.
2003-2004 :
Séminaire Propositions et états de choses au sein des archives Husserl de Paris.
2003- : Organisation, avec Pierre Cartier, Giuseppe Longo, Bernard Teissier, du séminaire de Philosophie et mathématique de l'Ecole Normale Supérieure. Voir http://www.di.ens.fr/users/longo/philo-math.html
24-1-2004 : Journée sur Brentano et la "Richtigkeit": vérité, justification et correction aux Archives-Husserl de Paris.
2004-2005
: Séminaire Structures linguistiques et structures perceptives aux Archives-Husserl de Paris
23-4-2005: Journée d'étude du :
Journée de discussion - Atelier autour de l'intentionalité.
14-5-2005: Journée d'étude du:
Autour de L'Origine de la géométrie
24/25-6-2005: Colloque, avec Marc Crépon: Actualité et postérité des Leçons sur la Phénoménologie de la Conscience du Temps de Husserl.
2005-2006: Groupe de lecture des cours de logique de Husserl, avec
Jean-François Courtine (voir site Archives)
2005-2006: Structures linguistiques et structures perceptives (II), avec Jean Petitot (voir site Archives)
2006-2007:
Groupe de lecture des cours de logique de Husserl. En collaboration avec Jean-François Courtine
2006-2008:
Séminaire: Approches phénoménologiques de la conscience.
2008-2009: Groupe de lecture de Bolzano, Wissenschaftslehre. En collaboration avec Jean-François Courtine
2008-2009: Séminaire Phénoménologies de la perception

 

Enseignements :

Séminaire de Master 2 (Sorbonne):

2008-2009:

Les limites d'une pensée:
Internalisme et externalisme en philosophie de l'esprit

Il semble naturel d'identifier une pensée par un certain « contenu » qui serait le sien. Bien sûr, de nombreuses théories concurrentes existent quant à la nature d'un tel contenu, notamment quant au lien, plus ou moins direct, qu'il serait supposé entretenir avec tel ou tel aspect du monde. Dans leur différence même, très réelle, la plupart de ces théories semblent néanmoins partager un présupposé : celui du caractère déterminé dudit contenu. Toute pensée, par elle-même, déterminerait son contenu ou, inversement, se définirait par un contenu déterminé. Or, il n'est pas sûr que cette thèse puisse être absolument préservée quel que soit le degré d'engagement attribué à nos pensées par rapport au monde. Reconnaître jusqu'au bout l'ancrage mondain de ces pensées ne conduit-il pas inévitablement à rendre leur identité dépendante de circonstances qui leur seraient extérieures, jusqu'à la mettre en péril ? Nos pensées peuvent-elles à la fois être constitutivement ouvertes à ce qui n'y est pas déjà compris, comme, en un certain sens, elles semblent bien l'être, et rester pourtant déterminées, comme elles le semblent aussi ? C'est la question qu'on posera, dans une réflexion critique sur le concept d'intentionalité, entendue comme une relation interne supposée entre la pensée et son objet. Dans quelles limites celle-ci peut-elle être maintenue, si elle doit l'être ?

2007-2008:

L'esprit et le monde: autour de John McDowell

La traduction française par Christophe Alsaleh du chef d'oeuvre de John McDowell, L'esprit et le monde, est sortie chez Vrin à la rentrée 2007. Le séminaire de cette année est consacré à sa lecture suivie, avec la mise en place des éléments d'arrière-plan nécessaires, dans la perspective d'une confrontation critique entre la philosophie de John McDowell et la phénoménologie. Depuis les années 70, partant de la philosophie du langage pour aller toujours plus vers la philosophie de l'esprit, John McDowell a développé une pensée originale qui se déploie tant sur le terrain de la philosophie théorique que pratique. Cette pensée a toujours plus affirmé tout à la fois le primat de la signification et son ancrage dans le concept d'"ouverture" au monde (openness to the world). On essaiera, dans une discussion critique avec John McDowell, de voir en quoi cette dernière idée peut, alternativement, représenter une forme de réécriture du concept d'intentionalité et/ou ouvrir sur une critique de ce concept.

2006-2007:

Epistémologie, sémantique, ontologie des situations

Un trait caractéristique de la philosophie de la connaissance et de la philosophie de l'esprit du XXe siècle semble avoir été la prise en compte croissante du caractère fondamentalement situé de la pensée. Ce cours a interrogé une telle détermination au confluent des traditions phénoménologique et analytique. Partant d'une reconsidération des difficultés liées à la sémantique de l'indexicalité, à partir de Frege et Husserl, on a tâché de comprendre pourquoi leur solution ne peut pas être purement sémantique (c'est-à-dire en tout cas n'est pas conciliable avec l'idéal d'une sémantique 'pure') et suppose que l'on repasse sur le terrain de la philosophie de l'esprit et de l'ontologie en général. On a interrogé le déplacement qui s'opère dès lors d'une interrogation purement référentialiste, qui ne disparaît pas, mais ne peut plus être autonomisée, vers une analyse des situations, d'énonciation et de pensée. De ce point de vue, on a confronté le réalisme contextualiste austinien avec l'herméneutique des situations proposée par Heidegger. A l'horizon de ce cours, on a tenté de considérer ce que des analyses librement inspirées d'une phénoménologie réimmergée dans un cadre réaliste post-austinien peuvent apporter comme correctif ou comme approfondissement à ce qui, aujourd'hui, se présente comme 'sémantique des situations' (essentiellement en faisant apparaître sa limite constitutive comme sémantique, concept en lui-même dépassé par celui de 'situation'). Le double fil conducteur a été celui, positif, de l'enracinement du langage et de l'esprit dans le monde et, négatif, des limites du sens.

2005-2006 :

Etats de choses et situations: philosophie du langage et ontologie.

Le renouvellement des théories de la référence à la fin du XIXe siècle a conduit à l'introduction d'entités sémantiques censées jouer le rôle de référence au niveau propositionnel: propositions, états de choses et situations, "objectifs", faits. Ces entités ont généralement été interprétées en un sens ontologique, sur fond d'un réalisme métaphysique inflationniste qui se voulait l'envers du réalisme sémantique.
Ce cours s'est donné pour objet d'enquête le sens et la pertinence de ce transfert du schéma de la référence objectuelle (en lui-même du reste discutable) au niveau propositionnel. Il a tenté de démêler les différentes versions de ce propositionalisme, qui utilisent un même vocabulaire de façon plutôt cacophonique, de Husserl à Wittgenstein en passant par Stumpf, Meinong, Russell et Moore.
Dans la foulée, on a considéré le regain de ce genre de théorie dans le contexte de la nouvelle mode des "truth-makers" dans la philosophie de la fin du XXe siècle, attestée encore par le récent livre de David Armstrong "Truth and Truth-Makers", CUP, 2004.
On a essayé, enfin, revenant à la querelle fondatrice entre Austin et Strawson dans les années 50 du XXe siècle, de dénouer le sort des états de choses (states of affairs) et des situations (situations), que l'objectivisme sémantique a tendu à confondre, en distinguant ce qui relève d'un véritable réalisme linguistique, à savoir la prise en compte du contexte d'énonciation et de pensée et ce qui relève d'un réalisme imaginaire, à savoir une ontologie obtenue par projection.

 

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Invitations à l'étranger :
 
Professeur invité à l'Université de Lausanne (2001-2002), à Northwestern University (2003), à l'Université Laval (Québec, 2003), à l'Université de Chicago (2006) et à l'Université Keio (Tokyo, Japon, 2007).

 

Professeur invité régulier (White's Visiting Professor) à l'Université de Chicago de 2008 à 2010 (Spring quarter)

Voir: http://philosophy.uchicago.edu/faculty/benoist.html

 

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Liste des travaux publiés :
 
Ouvrages :
 
- Autour de Husserl : l'ego et la raison, Paris, Vrin, Bibliothèque d'histoire de la philosophie, septembre 1994, 319 p.
- Kant et les limites de la synthèse : Le sujet sensible, Paris, P.U.F., collection Epiméthée, février 1996, 343 p.
- Phénoménologie, sémantique, ontologie : Husserl et la tradition logique autrichienne, Paris, P.U.F., collection Epiméthée, septembre 1997, 310 p.
- L'a priori conceptuel : Bolzano, Husserl, Schlick, Paris, Vrin, collection « Problèmes & controverses », septembre 1999, 221 p.
- L'idée de phénoménologie, Paris, Beauchesne, collection « Le grenier à sel », avril 2001, 157 p.
- Intentionalité et langage dans les Recherches logiques de Husserl, Paris, P.U.F., collection Epiméthée, septembre 2001, 214 p.
- Représentations sans objet : aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique, Paris, P.U.F., collection Epiméthée, octobre 2001, 219 p.
- Entre acte et sens. Recherches sur la théorie phénoménologique de la signification, Paris, Vrin, collection « Problèmes & controverses », mars 2002, 256 p.
-
Les limites de l'intentionalité. Recherches phénoménologiques et analytiques, Paris, Vrin, collection « Problèmes & controverses », février 2005, 288 p.
(Traduction italienne par Lodovica Maria Zanet, I confini dell'intenzionalità. Ricerche fenomenologiche e analitiche, Milan, Bruno Mondadori, mars 2008, XXIV-215 p.)
- Sens et sensibilité. L'intentionalité en contexte, Paris, Ed. du Cerf, collection "Passages", février 2009, 327 p.

 
Editions :
 
- Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Après la fin de l'histoire. Temps, monde, historicité, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », décembre 1998, 278 p.
- Jocelyn Benoist / Bruno Karsenti (éds.) : Phénoménologie et sociologie, Paris, P.U.F, collection « Fondements de la politique », avril 2001, 253 p.
- Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Historicité et Spatialité. Recherches sur le Problème de l'Espace dans la Pensée Contemporaine, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », mai 2001, 255 p.
-
Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine (éds.) : Husserl. La représentation vide, Paris, P.U.F., collection « Epiméthée », septembre 2003, 305 p.
- Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Husserl et Wittgenstein. De la description de l'expérience à la phénoménologie linguistique, Hildesheim, Olms, février 2004, 243 p.
- Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Une histoire de l'avenir : Messianité et Révolution, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », juin 2004, 252 p.
- Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Langage ordinaire et métaphysique : Strawson, Paris, Vrin, collection « Bibliothèque d'histoire de la philosophie », octobre 2005, 252 p.
- Jocelyn Benoist (éd.) :
Propositions et états de choses. Entre être et sens, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », septembre 2006, 253 p.
- Jocelyn Benoist / Jean-François Kervegan (éds.) : Adolf Reinach : entre droit et phénoménologie, Paris, Editions du CNRS, avril 2008, 206 p.
- Jocelyn Benoist (éd.) : La conscience du temps. Autour des Leçons sur le temps de Husserl, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », juin 2008, 215 p.
- Jocelyn Benoist (éd.) : Husserl, Paris, Ed. du Cerf, collection « Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie », septembre 2008, 285p.

 
Numéros de revue :
 
- Bolzano, in Les Etudes philosophiques, octobre-décembre 2000, dossier de 101 p.
- Un autre XIXe siècle allemand, in Revue de métaphysique et de morale, juillet-septembre 2002, dossier de 114 p.
- Brentano et son école, dans Les Etudes philosophiques, janvier-mars 2003, dossier de 97 p.
- Adolf Reinach : philosophie du langage, droit, ontologie, in Les Etudes philosophiques, février 2005, dossier de 115 p.

Articles :
 
- « Qu'est-ce que l'ego transcendantal ? », Philosophie n° 27, été 1990, p. 76-90.
- « Objet et communauté transcendantale : autour d'un fragment du dernier Husserl », Tijdschrift voor filosofie (Leuven), juin 1991, p. 311-326.
- « Husserl : au delà de l'onto-théologie ? », Les études philosophiques, 1991, p. 433-458.
- « Répondre de soi », Philosophie, n° 34, printemps 1992, p. 37-44.
- « L'ontologie politique de Martin Heidegger », art. Bourdieu de l'Encyclopédie philosophique universelle, Dictionnaire, 2, P.U.F., 1992, p. 3068-3069.
- « Chair et corps dans les séminaires de Zollikon : la Différence et le reste », in Figures de la subjectivité, sous la direction de Jean-François Courtine, Ed. du CNRS, Paris, 1992, p. 179-191.
- « Le choix du métier : sur le 'rationalisme' de Husserl », Revue philosophique de Louvain (Louvain-la-Neuve), février 1993, p. 66-89.
- « Métaphysique et politique : le singe de Dieu, l'homme », Archives de philosophie, avril-juin 1993, p. 231-249.
- « Les masques de l'universel : du cosmopolitisme à l'Empire », Revue des sciences humaines (Lille), 1993, p. 95-120.
- « Que signifie pour le sujet d'être 'transcendantal' ? », L'art du comprendre, n° 1, mars 1994, p. 36-56.
- « Du champ et du sol d'une Esthétique transcendantale », Archives de philosophie, avril-juin 1994, p. 307-324.
- « Vingt ans de phénoménologie française », in Philosophie contemporaine en France, dir. Yves Mabin, Paris, Ministère des Affaires Etrangères / adpf, septembre 1994, p. 27-51.
- « Noé l'in-juste », Philosophie politique, décembre 1994, p. 33-42.
- « Qu'est-ce qu'un livre ? Création, droit et histoire », Introduction de Qu'est-ce qu'un livre ?, textes de Kant et de Fichte sur la propriété littéraire, traduits et introduits par Jocelyn Benoist, Paris, P.U.F., collection « Quadrige », mars 1995, p. 11-117.
- « Egología y donación : primera aproximación a la cuestión de la presencia », trad. Urbano Ferrer et Idoya Zorroza, Anuario filosofico (Pampelune), mars 1995, p. 109-142.
- « La découverte de l'a priori synthétique matériel : au delà du 'quelque chose', le tout et les parties (RL III) », Recherches husserliennes (Bruxelles), n° 3, 1995, p. 3-22.
- « A l'origine de la phénoménologie : au delà de la représentation », Critique, juin-juillet 1995, p. 480-506.
- « Husserl et le mythe de la signification (Ie RL) », Tijdschrift voor filosofie (Leuven), 57, septembre 1995, p. 526-552.
- « La subjectivité », in Notions de philosophie, dir Denis Kambouchner, Paris, Gallimard, coll. folio, 1995, t. II, p. 501-561.
- « A l'origine de l'autobiographie, la mémoire de l'immémorial », Bloc-Notes (Bellinzona), 33, décembre 1995, p. 75-83.
- « L'écriture de la contingence : sur le sens et l'objet du discours historique », Recherches de Science Religieuse, 84/2, avril-juin 1996, p. 253-265.
- « Etre soi-même : Heidegger et l'obsession de l'identité », Revue philosophique de Louvain (Louvain-la-Neuve), 94/1, février 1996, p. 69-91.
- « Sur une prétendue ontologie kantienne : Kant et la néo-scolastique », in Kant et la pensée moderne : alternatives critiques, dir. C. Ramond, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 1996, p. 137-163.
- « 'Le monde pour tous' : universalité et Lebenswelt chez le dernier Husserl », Recherches husserliennes (Bruxelles), vol.5, octobre 1996, p. 27-52.
- « Qu'est-ce qui est donné ? La pensée et l'événement », Archives de philosophie, 59/4, octobre-décembre 1996, p. 629-657.
- « L'homme de l'art », L'aventure humaine, n° 6, novembre 1996, p. 69-78.
- « Les Recherches Logiques de Husserl : le catégorial, entre grammaire et intuition », in Phénoménologie & logique, dir. J.-F. Courtine, Paris, PENS, 1996, p. 33-63.
- « De Kant à Bolzano : Husserl et l'analyticité », Revue de métaphysique et de morale, juin 1997, p. 217-238.
- « La philosophie comme métier », L'aventure humaine, n° 7, juin 1997, p. 39-52.
- « L'héritage autrichien dans la pensée du jeune Husserl : représentations propres et impropres », Austriaca, n°44, juin 1997, p. 23-52.
- « Le sens, le non-sens et les limites de la philosophie », Critique,  n° 606, novembre 1997, p. 811-836.
- « Les voix du soliloque. Sur quelques lectures récentes du cogito », Les Etudes philosophiques, 1997, p. 541-555.
- « La revendication comme lieu de vérité du déséquilibre social (misère de la philosophie politique) », Futur antérieur, n° 41-42, 1997, p. 113-126.
- « Les voies de l'immanence : la phénoménologie à l'école de Berkeley », Giornale di Metafisica (Gênes), XIX, 1997, p. 411-448.
- « L'histoire en poème », Recherches husserliennes (Bruxelles), vol. 9, 1998, p. 91-112.
- « 'O Mundo para Todos' : Universalidade e Lebenswelt no Último Husserl », trad. Sílvio Rosa Filho, Discurso (São Paulo), 29, 1998, p. 209-238.
- « L'identité d'un sens : Husserl, des espèces à la grammaire », in Jocelyn Benoist / Robert Brisart / Jacques English : Liminaires phénoménologiques : recherches sur le développement de la théorie de la signification de Husserl, Bruxelles, Publications des Facultés Universitaires Saint-Louis, 1998, p. 219-271.
- « L'impensé de la représentation : de Leibniz à Kant », Kant-Studien (Mainz), 89, 1998, p. 300-317.
- « La fin de l'histoire comme forme ultime du paradigme historiciste », in Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Après la fin de l'histoire. Temps, monde, historicité, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », décembre 1998, p. 17-59.
- « Les limites de l'ontologie et le sujet critique », introduction de Emmanuel Kant : Réponse à Eberhard, introduit, traduit et annoté par Jocelyn Benoist, Paris, Vrin, collection « Textes & Commentaires », janvier 1999, p. 7-81.
- « Qu'est-ce qu'un jugement ? Brentano, Frege, Husserl », Etudes phénoménologiques (Louvain-la-Neuve), n° 27-28, 1998, p. 169-192.
- « Ressemblance sans égalité : la phénoménologie, l'empirisme et l'invention de l'a priori matériel », Le temps philosophique, Publications du Département de Philosophie Paris-X Nanterre, n° 6, 1999, p. 151-172.
- « Sortir du 'transcendantal' », in Jean-Christophe Goddard (éd.), Le transcendantal et le spéculatif dans l'idéalisme allemand, Paris, Vrin, 1999, p. 215-236.
- « Heidegger, la logique et l'essence du langage », Tijdschrift voor filosofie (Leuven), 61/2, 1999, p. 337-346.
- « Kant et l'analyticité moderne », Cahiers de Philosophie de l'Université de Caen, n° 33, 1999, p. 63-81.
- art. « A priori », in Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences, dir. Dominique Lecourt, Paris, P.U.F., 1999, p. 73-74.
- art. « Donné », in Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences, dir. Dominique Lecourt, Paris, P.U.F., 1999, p. 311-314.
- art. « Husserl », in Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences, dir. Dominique Lecourt, Paris, P.U.F., 1999, p. 84.
- art. « Phénoménologie », in Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences, dir. Dominique Lecourt, Paris, P.U.F., 1999, p. 730-732.
- art. « Transcendantal », in Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences, dir. Dominique Lecourt, Paris, P.U.F., 1999 p. 951-952.
- « Qu'y a-t-il au delà de la psychologie ? », Revue philosophique, 1999/3, p. 345-361.
- « Même l'intuition a une grammaire : Husserl sur l'indexicalité », in Guy-Félix Duportail (dir.), Intentionnalité et langage, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 1999, p. 15-30.
- « Bolzano, Husserl et l'idée de grammaire », Les Etudes philosophiques, 1999/4, p. 521-534.
- « Le sujet dans le langage : Wittgenstein et la grammaire de la subjectivité », Revue de métaphysique et de morale, octobre-décembre 1999/4, p. 565-581.
- « Phénoménologie et logique : Husserl à la croisée des chemins », Cahiers philosophiques, 81, décembre 1999, p. 7-27.
- « Y a-t-il une 'logique de l'expérience' ? Remarques sur le contrat phénoménologique dans les Recherches Logiques », Recherches husserliennes (Bruxelles), vol. 12, 1999, p. 47-76.
- « Egología y fenomenología : la crítica heideggeriana de Husserl », trad. Carlos Galvez, Revista de Filosofia (Madrid), n° 22, 1999, p. 21-42.
- « Le cogito lévinasien : Lévinas et Descartes », in Emmanuel Lévinas, Positivité et transcendance, Paris, P.U.F., 2000, p. 105-122.
- « Nietzsche est-il phénoménologue ? », in Cahier de l'Herne Nietzsche, dir. Marc Crépon, Paris, L'Herne, 2000, p. 307-323.
- « En lisant (le premier) Husserl : le concept de phénomène et la possibilité d'une phénoménologie asubjective », in De la Création poétique. Autour de l'oeuvre de Jacques Garelli, t. 2, Penser le Poème, Fougères, Encre Marine, 2000, p. 159-178.
- « "Il n'y a certes pas de phénoménologie, mais il y a bel et bien des problèmes phénoménologiques" », Rue Descartes, n° 29, septembre 2000, p. 65-78.
- « Pourquoi il n'y a pas d'ontologie formelle chez Bolzano », Les Etudes philosophiques, octobre-décembre 2000 , p. 505-518.
- « La fine del "mondo", o : fenomenologia e immanenza », trad. Lorenzo Bonoli, in Silvana Borutti (éd.), Memoria e scrittura della filosofia. Studi offerti a Fulvio Papi, Milan, Mimesis, 2000, p. 173-178.
- « Husserl entre Brentano et Bolzano : jugement et proposition », Manuscrito (Campinas), octobre 2000, p. 11-39.
- « Pojem fenoménu v Logickych zkoumanich a pole zjevovani bez subjektu », trad. Karel Novotny, in Ivan Chvatik et Pavel Kouba éds., Fenomén jako filosoficky problém, Prague, 2000, p. 41-55.
- « La position », in collectif Quelle philosophie pour le XXIe siècle ? L'Organon du nouveau siècle, Paris, Gallimard, folio essais, 2001, p. 223-260.
- « Intersubjectivité et socialité : la phénoménologie et la question du tiers », in Jocelyn Benoist / Bruno Karsenti (éds.) : Phénoménologie et sociologie, Paris, P.U.F, collection « Fondements de la politique », avril 2001, p. 19-41.
- « Rompre avec l'idéalisme historique : re-spatialiser nos concepts », in Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Historicité et Spatialité. Recherches sur le Problème de l'Espace dans la Pensée Contemporaine, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », mai 2001, p. 97-113.
- « En quoi la géographie peut-elle importer à la philosophie ? », in Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Historicité et Spatialité. Recherches sur le Problème de l'Espace dans la Pensée Contemporaine, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », mai 2001, p. 221-247.
- « La théorie phénoménologique de la négation, entre acte et sens », Revue de Métaphysique et de Morale, juin 2001/2, p. 21-35.
- « L'Aufbau comme phénoménologie », in Sandra Laugier (éd.), Carnap et la construction logique du monde, Paris, Vrin, 2001, p.189-218.
- « Sur quelques sens possibles d'une formule de Wittgenstein, ou de la difficulté de sortir de la métaphysique », in Sandra Laugier (éd.), Wittgenstein, métaphysique et jeux de langage, Paris, PUF, 2001, p. 153-179.
- « Schlick et la métaphysique », Les Etudes philosophiques, 2001/3, p. 301-316.
- « Dire les phénomènes », Alter, 2001, n° 9, p.  273-280.
- « O soucasném stavu fenomenologie », in Petr Horak / François Rivenc éds., Filosofie po postmoderne, Brno, Presses de l'Université Masaryk de Brno, 2001, p. 56-76.
- « Sens et fonctions de l'intentionnalité dans les Recherches Logiques », in Studia Phaenomenologica (Bucarest), I, 2001, 3-4, p.  75-101.
- « Intuition catégoriale et voir comme », Revue philosophique de Louvain (Louvain-la-Neuve), 99, 2001/4, p. 592-612.
- « Riflessioni su un'assenza d'epoca », trad. Lorenzo Bonoli, Oltrecorrente (Milan), n° 4, 2001, p. 177-183.
- « Spostando i confini : Husserl fra fenomenologia e psicologia », trad. Anna Donise, in Diritto e Cultura (Naples), XI, 2001/2, p. 3-25.
- « Pour sortir du kantisme français », Critique, 658, mars 2002, p.159-169.
- « Husserl et Frege sur le concept », in Robert Brisart (éd.), Husserl et Frege. Les ambiguïtés de l'antipsychologisme, Paris, Vrin, 2002, p. 203-224.
- « Non-objectifying Acts », in Dan Zahavi / Frederik Stjernfelt (eds.), One Hundred Years of Phenomenology, Dordrecht, Kluwer, 2002, p. 41-49.
- « La réécriture par Bolzano de l'Esthétique transcendantale », in « Un autre XIXe siècle allemand », Revue de métaphysique et de morale, juillet-septembre 2002, p. 299-315.
- « Bolzano et l'idée de Wissenschaftslehre », in Pierre Wagner (dir.), Les philosophes et la science, Paris, Gallimard, 2002, p. 659-678.
- « Husserl et la fascination du "formel" », in Pierre Wagner (dir.), Les philosophes et la science, Paris, Gallimard, 2002, p. 679-711.
- « Un certain sens du 'réalisme' : l'idéal et le normatif », Recherches husserliennes (Bruxelles), vol. 17, 2002, p. 3-24.
- « Sur la mutation des espaces géographiques », Cahiers philosophiques, n° 93, décembre 2002, p. 9-22.
- « The Question of Grammar in Logical Investigations, With Special Reference to Brentano, Marty, Bolzano and Later Developments in Logic », in Anna-Teresa Tymieniecka (ed.), Phenomenology World-Wide, Dordrecht, Kluwer, 2003, p. 94-97.
- « Husserl and Bolzano », in Anna-Teresa Tymieniecka (ed.), Phenomenology World-Wide, Dordrecht, Kluwer, 2003, p. 98-100.
- « Sprachkritik ou sémantique ? : sur le schisme de l'école brentanienne », in Les Etudes philosophiques, janvier-mars 2003, p. 35-52.
- « Struttura e 'Gestalt': una difficoltà della Filosofia dell'aritmetica », trad. Adriano Bugliani, in Iride (Florence), XV, n.37, septembre/décembre 2002, p. 641-646.
- «
Quando l'immanenza deborda: democrazia e violenza », in Maria Donzelli / Regina Pozzi (éds.), Patologie della politica. Crisi e critica della democrazia tra Otto e Novecento, Rome, Donzelli editore, 2003, p. 49-58.
- « L'écart plutôt que l'excédent », Philosophie, n° 78, juin 2003, p. 77-93.
- « Structures, causes et raisons. Sur le pouvoir causal de la structure», Archives de philosophie, 66/1, printemps 2003, p. 73-88.
- « Husserl's Theory of Meaning in the First Logical Investigation », tr. Nicholas de Warren, in D.O. Dahlstrom (ed.), Husserl's Logical Investigations, Dordrecht, Kluwer, 2003, p. 17-35.
- « Le naturalisme, avec ou sans le scepticisme ? Après Hume », Revue de métaphysique et de morale, 2003/2, juin 2003, p. 127-144.
- « Husserl, Wittgenstein et l'impossibilité d'une pensée illogique », in Denis Fisette et Sandra Lapointe (éds.), Aux origines de la phénoménologie, Paris / Québec, Vrin / Presses de l'Université Laval, 2003, p. 241-254.
- « Phénoménologie et ontologie dans les Recherches Logiques », in Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine (éds.) : Husserl. La représentation vide, Paris, P.U.F., collection « Epiméthée », septembre 2003, p.111-124.
- « Fenomenologia e teoria del significato », trad. Chiara Cappelletto, in Leitmotiv, revue online de l'Università Statale de Milan, n°3, 2003, p.133-142 (http://www.ledonline.it/leitmotiv/).
- « Quelques remarques sur la doctrine brentanienne de l'évidence », Studia phaenomenologica, (Bucarest), vol. III, n° 1-2, 2003, p. 61-74.
- « Image scientifique et image manifeste du monde », in Jacques Bouveresse / Jean-Jacques Rosat (dir.), Philosophies de la perception. Phénoménologie, grammaire et sciences cognitives, Paris, Odile Jacob, 2003, p. 11-30.
- « Propriété et détermination : sémantique et ontologie chez Bernard Bolzano », Philosophiques (Montréal), 30/1, printemps 2003, p. 137-148.
- « Câteva reflectii despre patratul rotund in Cercetari logice : despre filosofia matematicii la Husserl », trad. Laura Pamfil, Revista de filosofie (Bucarest), L, 2003/1-2, p. 41-56.
- « Quand'è che smettiamo di giocare ad un gioco? », trad. Lorenzo Passerini, in Paolo di Lucia (ed.), Ontologia sociale. Potere deontico e regole costitutive, Quodlibet, Macerata, 2003, p. 191-196.
- « Realismo senza fondamento », in Problemata (Milan), n° 3, 2003, p. 5-21.
- « Jugement et existence chez Kant. Comment des jugements d'existence sont-ils possibles ? », in Quaestio (Bari), n° 3, 2003, p. 207-228.
- « Penser, est-ce nécessairement penser par représentation ? », in La Part de l'oeil, Bruxelles, n° 19, 2003-2004, p. 179-193.
- « Montaigne penseur de l'empirisme radical : une phénoménologie non transcendantale ? », in Vincent Carraud et Jean-Luc Marion (éds.), Montaigne : scepticisme, métaphysique, théologie, Paris, PUF, 2004, p. 211-228.
- « Grammaires pures logiques », in Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Husserl et Wittgenstein. De la description de l'expérience à la phénoménologie linguistique, Hildesheim, Olms, 2004, p. 5-26.
- « Le problème de la référence au début du XXe siècle. Essai de philosophie comparée », in Frédéric Worms (dir.), Le moment 1900 en philosophie, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2004, p. 83-100.
- « Dépassements de la métaphysique », Revue philosophique, 2004/2, p. 167-180.

- « Fenomenologia e ontologia nelle Ricerche Logiche », trad. Claudio Majolino, La Cultura (Bologne), 2004/1, p. 77-88.
- « Créer l'avenir ou la Révolution sans utopie », in Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.), Une histoire de l'avenir : Messianité et Révolution, Paris, Vrin, 2004, p. 211-228.
- « La fenomenologia e i limiti dell'oggettivazione : il problema degli atti non obiettivanti », in Beatrice Centi / Gianna Gigliotti (eds.), Fenomenologia della ragion pratica. L'etica di Edmund Husserl, Naples, Bibliopolis, 2004, p. 151-176.
- « Meinong et les niveaux de l'objectivité », in Skepsis, Paris, Delagrave, 2004, p. 116-126.
- « Il mito del "mirare a" : elementi di una critica dell'intenzionalità », Semiotiche (Turin), 2004/3, p. 73-82.
- « "Le mythe du donné" et les avatars du kantisme analytique », Revue de métaphysique et de morale, 2004/4, p. 511-529.
- « Brentano et la théorie réaliste de la vérité », Phainomenon (Lisbonne), 8, 2004, p. 9-29.
- « Un'epistemologia del senso sociale, fra fenomenologia e strutturalismo », Fenomenologia e società (Padoue), XXVII, 2004/2, p. 27-41.
- « Reinach et la visée (das Meinen) : décliner l'intentionalité », in
Les Etudes philosophiques, février 2005, p. 19-37.
- « Du bon usage de la structure : descriptivisme versus normativisme », Revue de métaphysique et de morale, 2005/1, p. 41-56.
- « Wittgenstein on the Logic of Picture », in Pierre Grialou, Giuseppe Longo, Mitsuhiro Okada (eds.), Images and Reasoning, Interdisciplinary Conference Series on Reasoning Studies, vol. 1, Keio University, Tokyo, 2005, p. 87-102.
- « Il mito della comunicazione », in Fabio Merlini (éd.), Nuove tecnologie e nuove sensibilità. Comunicazione, identità, formazione, Milan, Franco Angeli, 2005, p. 148-164.
- « La teoría del nombre propio en las Investigaciones Lógicas de Husserl », tr. César Moreno, in César Moreno et Alicia Mª de Mingo Rodríguez, éds, Signo, Intencionalidad, Verdad, Publications de l'Université de Séville, Séville, 2005, p. 17-28.
- « La philosophie face au problème de l'athéisme », in François Bousquet et Philippe Capelle, Dieu et la raison. L'intelligence de la foi parmi les rationalités contemporaines, Paris, Bayard, 2005, p. 143-157.
- « A Phenomenology or Pragmatism ? », tr. par Christian Wood, in Russell B. Goodman, Pragmatism. Critical Concepts in Philosophy, Londres, Routledge, 2005, vol.II, p. 89-112.
- « Les actes de langage, entre intention et convention », in Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.), Langage ordinaire et métaphysique : Strawson, Paris, Vrin, 2005, p. 209-247.
- « Kant e il contenuto non concettuale. Concetti e intuizioni nel discorso critico », Fenomenologia e società (Padoue), 2005/2, p. 94-109.
- « Seeking and Finding : Intentionality as an Internal and an External relation », Synthesis Philosophica (Zagreb), 40, 2005/2, p. 327-338.
- « L'introuvable réalisme social », Le Cercle herméneutique, 2006, n° 5-6, p. 168-183.
- « Heidegger, les sens du sens et l'illusion herméneutique », in Maxence Caron (dir.), Heidegger, Paris, Cerf, 2006, p. 329-360.
- « Schlick et le problème du nouveau. Empirisme ou réalisme ? », in Jacques Bouveresse / Delphine Chapuis-Schmitz / Jean-Jacques Rosat (éds.), L'empirisme logique à la limite. Schlick, le langage et l'expérience, Paris, CNRS Editions, 2006, p. 73-85.
- « La réalité objective ou le nombre du réel », in Michel Fichant et Jean-Luc Marion, Descartes en Kant, Paris, PUF, 2006, p. 179-196.
- « Contribution à l'histoire de la notion de concept : à la lumière de Cassirer », Giornale Critico della Filosofia Italiana, 85, 2006/1, p. 5-24.
- « Variétés d'objectivisme sémantique », in Jocelyn Benoist : Propositions et états de choses. Entre être et sens, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », septembre 2006, p. 13-49.
- « Pulsion, cause et raison chez Freud », in Jean-Christophe Goddard (dir.), La pulsion, Paris, Vrin, 2006, p. 113-138.
- « A priori ontologico o a priori della conoscenza ? », in Roberta Lanfredini (ed.), A priori materiale, Milan, Guerini, 2006, p. 41-57.
- « Voir comme quoi ? », in Sandra Laugier / Christiane Chauviré (éds.), Lire les Recherches Philosophiques de Wittgenstein, Paris, Vrin, 2006, p. 237-253.
- « Lectures on Reference, Semantics and Intentionality » (1 Theories of Reference in Both Early Phenomenology and Early Analytic Philosophy 2 Varieties of Semantic Objectivism : Rise and Decline of a Paradigm 3 Intentionality and Reality), in Mitsuhiro Okada (ed.), Towards New Logic and Semantics, Keio University, Centre for Integrated Research on the Mind, Tokyo, 2006, p. 5-69.
- « Phénoménologie ou pragmatisme ? Deux psychologies descriptives », Archives de Philosophie, 69-3, automne 2006, p. 415-441.
- Articles « Corps objet / corps sujet » ; « Corps propre » ; « Michel Henry » ; « Husserl » ; « Phénoménologie » in Michela Marzano, Dictionnaire du corps, Paris, PUF, 2007, p. 244-248, p. 252-254, p. 451-452, p. 469-471 et p. 708-711.
- « Two (or Three) Conceptions of Intentionality », Tijdschrift voor Filosofie (Leuven), 69, 2007, p. 79-103.
- « Drawing Phenomenology out of its Silence », in Mitsuhiro Okada (ed.), Essays in the Foundations of Logical and Phenomenological Studies, Interdisciplinary Series on Reasoning Studies, vol. 3, Tokyo, Keio University, Centre for Integrated Research on the Mind, 2007, p. 5-19.
- « Des circonstances au contexte, et retour », in Mitsuhiro Okada (ed.), Essays in the Foundations of Logical and Phenomenological Studies, Interdisciplinary Series on Reasoning Studies, vol. 3, Tokyo, Keio University, Centre for Integrated Research on the Mind, 2007, p. 23-41.
- « Mettre les structures en mouvement : la phénoménologie et la dynamique de l'intuition conceptuelle. Sur la pertinence phénoménologique de la théorie des catégories », in Luciano Boi, Pierre Kerszberg, Frédéric Patras (eds.), Rediscovering Phenomenology. Phenomenological Essays on Mathematical Beings, Physical Reality, Perception and Consciousness, Dordrecht, Springer, 2007, p. 339-355.
-
Articles « Cercle de Vienne » et « Philosophie analytique » in Dictionnaire du monde germanique, dir. Elisabeth Décultot, Michel Espagne et Jacques Le Rider, Paris, Bayard, 2007, p. 176-177 et 1076-1077.
- « Le funzioni del soggetto », in Francesco Saverio Trincia et Stefano Bancalari, Perspectives sur le sujet / Prospettive filosofiche sul soggetto, Hildesheim, Olms, 2007, p. 64-76.
- « Les métaphores sont des expressions comme les autres », in Archives de philosophie, 2007, 70/4, p. 559-578.
- « Appliquer ses concepts », in Jean-Marie Vaysse (éd.), Kant, Paris, Ed. du Cerf, 2008, p. 91-127.
- « L'esprit et son monde », in Critique, n° 730, tome XLIV, 2008, p. 235-242.
- Articles « Aristote », « Hume », « Marx », « Platon » dans Dictionnaire des grandes oeuvres juridiques, dir. Jean-Louis Halpérin : Olivier Cayla, Dalloz, 2008, p. 1-9, 282-286, 391-399, 445-453.
- « Phenomenological Approach to Meaning », « I Sense and Reference, Again, II States of Affairs and Situations, III Phenomenological Indexicality », in Interdisciplinary Logic, vol. 1, ed. Mitsuhiro Okada, Publications of the Open Research Center for Logic and Formal Ontology, University Keio, Tokyo, Japan, Mars 2008, p. 1-80.
- « Synthétique a priori et normativité », in Jocelyn Benoist / Jean-François Kervegan (éds.) : Adolf Reinach : entre droit et phénoménologie, Paris, Editions du CNRS, avril 2008, p. 31-49.
- « La fenomenologia e il realismo morale », trad. Federico Boccaccini, Iride (Bologna), XXI, avril 2008, p. 71-81.
- « Modes temporels de la conscience et réalité du temps : Husserl et Brentano sur le temps », in Jocelyn Benoist (éd.) : La conscience du temps. Autour des Leçons sur le temps de Husserl, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », juin 2008, p. 11-28.
- « Le 'dernier pas' du structuralisme : Lévi-Strauss et le dépassement du modèle linguistique », Philosophie, n° 98, été 2008, p. 54-70.
-
« Fulfilment », in Jesús Padilla Gálvez, Phenomenology as Grammar, Frankfurt am Main, Ontos Verlag, 2008, p. 77-96.
- « Pre-datità e filosofia trascendentale nella Crisi », in Gianna Gigliotti (éd.), Tre Studi sulla Krisis, Rivista di Storia della Filosofia, Supplément au n° 2/2008, p. 9-23.
- « Linguistic Phenomenology ? », in Filip Mattens (éd.), Meaning and Language : Phenomenological Perspectives, Dordrecht, Springer, 2008, p. 215-235.
- « Sur le concept de "remplissement" », in Jocelyn Benoist (éd.) : Husserl, Paris, Ed. du Cerf, collection « Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie », septembre 2008, p. 195-222.
- « Un concept normatif de l'intentionalité ? », Etudes phénoménologiques (Louvain-la-Neuve), n° 45-48, 2007-2008, p. 9-36.
- « Le lieu du sujet », in Claudio Majolino / François De Gandt (éds.), Lectures de la Krisis de Husserl, Paris, Vrin, 2008, p. 45-62.
- « Vérification et application selon Schlick », in Jacques Bouveresse et Pierre Wagner (éds.), Mathématiques et expérience. L'empirisme logique à l'épreuve (1818-1940), Paris, Odile Jacob, 2008, p. 97-107.
- « Grammatik und Intentionalität », in Verena Mayer (éd.), Edmund Husserl : Logische Untersuchungen, Berlin, Akademie Verlag, 2008, p. 123-137.
- « Le parricide de notre père Frege », in Cahiers de philosophie du langage, vol. 6 : F. Waismann. Textures logiques, 2008, p. 291-306.
- « Anthropo-logique et nécessité a posteriori », Fenomenologia e società (Padoue), 2008, p. 18-38.



En collaboration :
 
- « Penser l'histoire après l'histoire » (avec Fabio Merlini), avant-propos de Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Après la fin de l'histoire. Temps, monde, historicité, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », décembre 1998, p. 7-15.
- « Phénoménologie et sociologie : une rencontre impossible ? » (avec Bruno Karsenti), préface de Jocelyn Benoist / Bruno Karsenti (éds.) : Phénoménologie et sociologie, Paris, P.U.F, collection « Fondements de la politique », avril 2001, p. 5-17.
- « Spatialiser, historiciser » (avec Fabio Merlini), avant-propos de Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Historicité et Spatialité. Recherches sur le Problème de l'Espace dans la Pensée Contemporaine, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », mai 2001, p. 7-12.
- « "Dé-localiser" l'espace » (avec Panos Mantziaras), in Les Cahiers de la Recherche Architecturale et Urbaine, n° 9-10, janvier 2002, p. 185-190.
-
« Les Recherches Logiques de Husserl : une oeuvre de percée » (avec Jean-François Courtine), avant-propos de Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine (éds.) : Husserl. La représentation vide, Paris, P.U.F., collection « Epiméthée », septembre 2003, p. 7-10.
- « Deux phénoménologies ? » (avec Sandra Laugier), introduction de Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Husserl et Wittgenstein. De la description de l'expérience à la phénoménologie linguistique, Hildesheim, Olms, février 2004, p. 1-4.
- « Révolution et messianité. L'Histoire et les figures de l'au-delà » (avec Fabio Merlini), in Jocelyn Benoist / Fabio Merlini, Une histoire de l'avenir. Messianité et Révolution, Paris, Vrin, « Problèmes & controverses », 2004, p. 7-12.
- « Langage, esprit, monde » (avec Sandra Laugier), introduction de Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Langage ordinaire et métaphysique : Strawson, Paris, Vrin, 2005, p. 7-12.
- « Présentation » (avec Jean-François Kervegan), introduction de Jocelyn Benoist / Jean-François Kervegan (éds.) : Adolf Reinach : entre droit et phénoménologie, Paris, Editions du CNRS, avril 2008, p. 7-12.

 
Traductions :
 
Livres :
 
- Qu'est-ce qu'un livre ?, textes de Kant et de Fichte sur la propriété littéraire, traduits et introduits par Jocelyn Benoist, Paris, P.U.F., collection « Quadrige », mars 1995, 170 p.
[de l'allemand]
- Emmanuel Kant : Réponse à Eberhard, introduit, traduit et annoté par Jocelyn Benoist, Paris, Vrin, collection « Textes & Commentaires », janvier 1999, 173 p.
[de l'allemand]
 
Articles :
 
- Wolfgang Röd : « L'explication rationnelle entre méthode et métaphysique »,  in Le Discours et sa méthode, sous la dir. de J.-L. Marion et N. Grimaldi, Paris, P.U.F., 1987, p. 89-107.
[de l'allemand]
- Husserl : Téléologie universelle, Philosophie, n° 21, hiver 1989, p. 3-6.
[de l'allemand]
- Marx : Sur le savoir absolu, Philosophie, n° 31, été 1991, p. 3-8.
[de l'allemand]
- Dieter Jung : « L'espace holographique », in La science et la métamorphose des arts, dir. Raymond Daudel et Nicole Lemaire d'Agaggio, Paris, P.U.F., 1994, p. 75-88.
[de l'allemand]
- Karlheinz Stockhausen :  « Cinq révolutions depuis 1950 », in La science et la métamorphose des arts, dir. Raymond Daudel et Nicole Lemaire d'Agaggio, Paris, P.U.F., 1994, p. 125-130.
[de l'allemand]
- Karlheinz Stockhausen :  « Sur l'évolution de la musique », in La science et la métamorphose des arts, dir. Raymond Daudel et Nicole Lemaire d'Agaggio, Paris, P.U.F., 1994, p. 131-140.
[de l'allemand]
- Mark Textor : « Bolzano et Husserl sur l'analyticité », in Les Etudes philosophiques, octobre-décembre 2000, p. 435-454.
[de l'allemand]
- Wilhelm Baumgartner : « Le contenu et la méthode des philosophies de Franz Brentano et Carl Stumpf », in Les Etudes philosophiques, janvier-mars 2003, p. 3-22.
[de l'allemand]
-
Husserl : « La représentation vide », in Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine (éds.) : Husserl. La représentation vide, Paris, P.U.F., collection « Epiméthée », septembre 2003, p. 11-36. [de l'allemand]
- Robert Sokolowski, « La grammaire comme signal de la pensée », in Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine (éds.) : Husserl. La représentation vide, Paris, P.U.F., collection « Epiméthée », septembre 2003, p. 97-108. [de l'anglais]
- Ullrich Melle : « La représentation vide dans la réécriture par Husserl de la VIe Recherche Logique », in Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine (éds.) : Husserl. La représentation vide, Paris, P.U.F., collection « Epiméthée », septembre 2003, p. 253-264. [de l'allemand]
- Mauro Antonelli : « La conception de la vérité du jeune Brentano », Jocelyn Benoist : Propositions et états de choses. Entre être et sens, Paris, Vrin, septembre 2006, p. 67-86. [de l'italien]
- Arianna Betti : « Contre les faits », in Jocelyn Benoist : Propositions et états de choses. Entre être et sens, Paris, Vrin, septembre 2006, p. 231-250. [de l'anglais]
- Dan Zahavi : « La perception de la durée présuppose-t-elle ou non la durée de la perception ? Husserl et Dainton sur le temps », in Jocelyn Benoist (éd.) : La conscience du temps. Autour des Leçons sur le temps de Husserl, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », juin 2008, p. 187-212.

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Résumé des publications principales :
 
1. Autour de Husserl : l'ego et la raison, Paris, Vrin, « Bibliothèque d'histoire de la philosophie », septembre 1994, 319 p.
 
Dans ce recueil d'articles, Jocelyn Benoist pose deux types de question : celle de la subjectivité, telle que la phénoménologie, spécialement (mais pas exclusivement) celle de Husserl, permet de l'aborder ; et celle de la « raison » phénoménologique, comme structure non métaphysique, mais caractéristique d'un certain champ de phénomènes (discursifs, cognitifs, mais aussi éthiques). Il défend la thèse d'une égologie non métaphysique, qui définit essentiellement l'ego par la présence (auto-affection), en deçà de sa qualification comme sujet. D'un autre côté, dans les textes de la dernière partie du recueil, il esquisse une réflexion sur le platonisme de Husserl et sa détermination dialectique du champ phénoménal, entre intuition et signification.
 
2. Kant et les limites de la synthèse : Le sujet sensible, Paris, P.U.F., collection Epiméthée, février 1996, 343 p.
 
Dans ce livre (qui est une version remaniée pour la publication de sa thèse de doctorat), Jocelyn Benoist poursuit son enquête sur la subjectivité, en remontant à Kant, et en proposant une lecture inédite de l'Esthétique transcendantale, centrée sur le résidu d'empiricité et la dimension de « position » pure (Setzung) qu'il y a en elle. Utilisant des moyens phénoménologiques, il définit originairement la subjectivité (plutôt que le sujet) par cette « affection » qui est surgissement et pure position de la représentation en nous. C'est une réévaluation du rôle du sensible dans la Critique de la raison pure, contre la lecture néo-kantienne (par l'Analytique des principes) et la lecture heideggerienne (par l'imagination).
 
3. Phénoménologie, sémantique, ontologie : Husserl et la tradition logique autrichienne, Paris, P.U.F., collection Epiméthée, septembre 1997, 310 p.
 
Dans ce recueil d'articles, Jocelyn Benoist amorce un tournant en direction de la « philosophie autrichienne » et de la proto-phénoménologie. Dans une enquête systématique sur les sources de Husserl, il convoque Bolzano, Brentano, Marty et Meinong. Il mène une première investigation sur la théorie de la signification de Husserl, insistant sur sa composante intentionnelle (la dimension d'« acte » du signifier), qui la différencie de Frege. D'autre part, il commence à considérer la contrepartie ontologique de la théorie phénoménologique de la signification : y a-t-il une ontologie dans les Recherches Logiques de Husserl ? Si oui, laquelle ? Il essaie de faire quelque chose du thème, souvent contourné ou négligé, de la « neutralité métaphysique » des Recherches Logiques, comme élément de définition de la phénoménologie même (en dialogue avec Mach et Avenarius).
 
4. Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Après la fin de l'histoire. Temps, monde, historicité, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », décembre 1998, 278 p.
 
Dans ce premier recueil issu des travaux du groupe franco-helvétique sur l'ontologie de l'histoire, Jocelyn Benoist et Fabio Merlini s'attaquent à l'idéologie de la fin de l'histoire, telle qu'elle a pu être relayée par la publication du livre de Francis Fukuyama. Ils essaient de démonter ce qu'il peut y avoir d'historicisme larvé dans une telle représentation du dépassement de l'Histoire. Positivement, ils tentent de déterminer ce que pourrait être une épistémologie de l'histoire défaite de cette représentation téléologique et de penser les conditions d'une historicité concrète qui s'édifie au delà et en dehors de la synthèse d'une Histoire. Qu'en est-il de l'historicité après les philosophies de l'Histoire - sans que cet après signifie aucun dépassement téléologique ni se pense lui-même sous les catégories de l'idéalisme historique ? C'est une critique tant des métaphysiques de l'Histoire et donc de la « modernité » que de leur double inversé : la supposée « post-modernité ».
 
5. L'a priori conceptuel : Bolzano, Husserl, Schlick, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », septembre 1999, 221 p.
 
 Dans ce livre, Jocelyn Benoist mène une étude détaillée de la querelle du synthétique a priori, ou de « l'a priori matériel », telle qu'elle s'est déployée entre la phénoménologie et le Cercle de Vienne. Partant de la critique de Schlick, il revient sur la définition et la nature du synthétique a priori tel que les phénoménologues (Husserl, Scheler, mais aussi, avant eux, Stumpf) l'ont envisagé. Il essaie d'en diversifier l'abord, en montrant que le lieu de ce synthétique a priori, dans la théorie phénoménologique, n'est pas seulement perceptif, mais également grammatical, et mène une lecture entièrement neuve de la IVe Recherche Logique de Husserl. En même temps, il souligne la provenance bolzanienne possible (mais en termes d'« a priori conceptuel ») de la doctrine husserlienne du synthétique a priori. Enfin il esquisse la confrontation du synthétique a priori phénoménologique avec la doctrine wittgensteinienne des relations internes.
 
6. L'idée de phénoménologie, Paris, Beauchesne, collection « Le grenier à sel », avril 2001, 157 p.
 
Dans ce recueil de textes personnels, Jocelyn Benoist précise son rapport avec la phénoménologie. Il brosse un tableau de la phénoménologie française contemporaine, lui pose les questions qui lui paraissent déterminantes : celle du « donné », de la subjectivité et de l'éventuel « tournant théologique » de la phénoménologie. Il développe ses motifs propres : nécessité d'un rapprochement et d'une discussion avec la philosophie analytique, notamment dans son versant linguistique, exigence de maintenir le cap d'une pensée critique, généralisation de la notion de « donné » (préférable à celle de « donation »), avec ses ressources critiques. La question qui lui paraît décisive est celle du prix à payer pour obtenir une pensée purement descriptive - si une telle posture, toutefois, est possible en philosophie.
 
7. Jocelyn Benoist / Bruno Karsenti (éds.) : Phénoménologie et sociologie, Paris, P.U.F, collection « Fondements de la politique », avril 2001, 253 p.
 
Dans ce recueil en co-direction avec Bruno Karsenti, Jocelyn Benoist ouvre le chantier d'une confrontation critique entre la phénoménologie et les sciences humaines. Plutôt que de prétendre à quelque refondation du savoir des sciences humaines dans une perspective de type phénoménologique, tendanciellement subjectiviste, il entend faire jouer la puissance critique des sciences humaines, dans leur capacité d'objectivation, contre la phénoménologie et en correctif d'elle. Sa thèse est que, au delà des illusions intersubjectivistes, ce que la phénoménologie a de mieux à apporter aux sciences humaines, c'est sa théorie de l'a priori matériel, appliquée au social.
 
8. Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Historicité et Spatialité. Recherches sur le Problème de l'Espace dans la Pensée Contemporaine, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », mai 2001, 255 p.
 
Poursuivant avec Fabio Merlini (avec qui il co-dirige ce recueil) une réflexion sur l'épistémologie de l'histoire, Jocelyn Benoist tente de remettre en question le privilège ontologique du temps dans notre représentation de l'être-collectif de l'homme. Il met en avant la dimension de spatialité originaire de l'être humain en tant qu'être social, esquisse une critique de l'idéalisme historique (c'est-à-dire des philosophies idéalistes de l'Histoire), et réclame une épistémologie de la géographie, dans son irréductibilité à l'histoire. C'est une réflexion critique sur les limites de l'idée d'Histoire et ses marges spatialisantes.
 
9. Représentations sans objet : aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique, Paris, P.U.F., collection Epiméthée, octobre 2001, 219 p.
 
Dans cette première phase d'une enquête qui constituait le premier volet de son habilitation, Jocelyn Benoist constitue le « champ » des différentes théories de la référence dans la philosophie du langage et de la logique à la fin du XIXe et au début du XXe siècle (en remontant toutefois jusqu'à Bolzano, comme point d'origine du débat), en prenant pour fil conducteur la question de la référence vide. Comment les différents auteurs de la période (Bolzano, Frege, Brentano, Twardowski, Meinong, Russell, Husserl) ont-ils, chacun à leur manière, tenté de répondre à la question classique : « comment peut-on parler de ce qui n'existe pas ? » (et que signifie en parler ?). Jocelyn Benoist essaie ainsi de construire un contraste entre les positions intentionalistes (c'est-à-dire celles qui ont recours au concept d'intentionalité) et celles qui ne le sont pas, ainsi qu'un contraste entre différentes stratégies (notamment celle de l'intentionalité « forte » ou « faible ») à l'intérieur de chaque camp.
 
10. Intentionalité et langage dans les Recherches logiques de Husserl, Paris, P.U.F., collection Epiméthée, septembre 2001, 214 p.
 
Dans ce deuxième temps de la même enquête, Jocelyn Benoist donne un commentaire systématique des Recherches Logiques de Husserl, replacées dans le champ défini par 9. Il privilégie donc le problème de la visée « vide » et de la référence aux objets inexistants, essayant de déterminer quelle peut être la position de Husserl sur ce point. Il parvient ainsi à un diagnostic sur la question très disputée du « réalisme » (épistémique) des Recherches Logiques, établissant clairement que la première édition au moins (celle de 1901) fait une différence nette entre les actes de visée sans objet et ceux qui vont se confirmer dans la prestation (intuitive) de ce que Husserl appelle un « objet vrai ». Au delà du commentaire de Husserl, il s'agit de pousser jusqu'au bout la discussion des limites du point de vue intentionaliste, et le livre s'achève par une synthèse générale sur Husserl et Frege, confrontés précisément sur ce terrain de la référence manquante.
 
11. Entre acte et sens : recherches sur la théorie phénoménologique de la signification, Paris, Vrin, collection « Problèmes & Controverses », avril 2002, 256 p.
 
Ce recueil d'études (qui constituait le second volet de l'habilitation) examine systématiquement la philosophie du langage de Husserl, revenant, après un exposé général initial, et des recherches historiques sur la provenance bolzanienne de la théorie husserlienne de la signification, sur un certain nombre de questions précises : grammaire, jugement, proposition, négation, vérité, théorie du nom propre et de l'indexicalité, théorie des actes de langage. Avec cet ensemble, Jocelyn Benoist essaie de formuler le paradoxe d'une théorie qui tente d'adapter un concept de signification non intentionaliste (et auquel Brentano aurait été hostile) au contexte d'une philosophie de l'intentionalité (assez largement empruntée à Brentano).

12. Jocelyn Benoist / Jean-François Courtine (éds.) : Husserl. La représentation vide, Paris, P.U.F., collection « Epiméthée », septembre 2003, 305 p.

Dans ce collectif, Jocelyn Benoist et Jean-François Courtine recueillent, à l'occasion du centenaire de l'oeuvre (1900-1901), un ensemble d'études consacrées à l'actualité des Recherches Logiques. Il s'agit de mettre en lumière le caractère de tournant historique d'un texte qui, à l'orée de la philosophie proprement contemporaine, ouvre la voie bien sûr d'un côté à la phénoménologie (qu'il invente), mais aussi de l'autre à tout un aspect (ontologique et épistémologique) de la tradition analytique. On met ici l'accent sur le problème de l'auto-définition du champ de la phénoménologie, dans un état pré-transcendantal de la problématique phénoménologique : quel type de rapport à l'ontologie, à la psychologie est alors possible ? Et dans quelle mesure la phénoménologie, dans la première édition des Recherches Logiques a-t-elle un domaine spécifique (si elle doit en avoir un) ?

13. Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Husserl et Wittgenstein. De la description de l'expérience à la phénoménologie linguistique, Hildesheim, Olms, 2004, 243 p.

Il est usuel d'opposer Husserl à Wittgenstein. D'un côté il y aurait les évidences muettes de la conscience entendue comme principe de fondation originaire. De l'autre, un monde déjà public, et constitué à travers les jeux de langage. Pourtant, entre ces deux auteurs, à la source de toute la philosophie contemporaine, il y a une relation étroite : ils partagent l'un et l'autre une conception descriptiviste de la tâche de la philosophie. Que signifie décrire l'expérience ? Dans quelle mesure le langage fait-il alors partie de ce qui doit être décrit même, ou (en même temps ?) des conditions de la description ? Ce sont les questions posées par ce recueil.

14. Jocelyn Benoist / Fabio Merlini (éds.) : Une histoire de l'avenir : Messianité et Révolution, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », juin 2004, 252 p.

Dans ce troisième collectif sur l'histoire sous la direction de Jocelyn Benoist et Fabio Merlini, on trouvera des études sur le concept de Révolution et sur la dimension de la messianité en politique. Déconstruisant une certaine représentation métaphysique du temps ordonné à la manifestation téléologique de sa propre vérité - ce qui pouvait constituer une certaine idée de la Révolution, dans les philosophies de l'histoire classiques - les auteurs s'interrogent sur la possibilité d'un sens de l'avenir qui ne soit pas métaphysique, et pour autant non seulement exigence morale, mais véritable transformation du temps - ouverture au sens de l'événement. Ce faisant, ils poursuivent leur remise en question du concept d'Histoire en lui donnant un tour plus politique, et en mettant cette fois l'Histoire à l'épreuve de son propre avenir, comme ce qui la déborde et la définit simultanément.

15. Les limites de l'intentionalité. Recherches phénoménologiques et analytiques, Paris, Vrin, collection « Problèmes & controverses », février 2005, 288 p.

Dans ce livre, Jocelyn Benoist mène un examen critique de la notion d'intentionalité, tant dans son versant phénoménologique qu'analytique. Partant d'une réflexion sur les actes de langage, il en transpose en partie le modèle aux actes mentaux, en les réinscrivant dans le tissu de contextualité réelle qui est le leur. L'idée majeure du livre est qu'on ne peut séparer la pensée du monde, et placer celle-ci sous le régime exclusif de la visée, libre d'effectivité. Ainsi l'auteur recherche les voies d'une nouvelle théorie de l'esprit, placée sous le signe d'une espèce de réalisme d'inspiration phénoménologique. Cette enquête sur les fondations d'un possible réalisme, à la fois linguistique, perceptuel et structural, prend la forme d'une interrogation sur les limites du sens, entre philosophie du langage et philosophie de l'esprit.

16. Jocelyn Benoist / Sandra Laugier (éds.) : Langage ordinaire et métaphysique : Strawson, Paris, Vrin, collection « Bibliothèque d'histoire de la philosophie », octobre 2005, 252 p.

Ce recueil est consacré à la position particulière occupée par la pensée de Peter Strawson dans la philosophie de la seconde moitié du XXe siècle. Déclinant un certain nombre des thèmes centraux du philosophe britannique (métaphysique descriptive, théorie de la référence, actes de langage), il essaie de cerner le mouvement qui a conduit celui-ci de la philosophie du langage ordinaire à un certain sens, immanent et critique, de la métaphysique. Dans ce contexte se voit réouverte une interrogation tant sur le statut de l'ontologie que sur les concepts fondamentaux de la philosophie de l'esprit, au premier rang desquels celui d'intention.

17. Jocelyn Benoist (éd.) : Propositions et états de choses. Entre être et sens, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », septembre 2006, 253 p.

Entre 1870 et 1914, les structures fondamentales de la philosophie contemporaine se mettent en place, notamment mais pas seulement dans l'effervescence théorique de l'Empire austro-hongrois finissant. Certaines questions de philosophie de la connaissance jouent un rôle déterminant dans cet essor : de quoi exactement dit-on que c'est vrai, là où on qualifie des énoncés ou des attitudes cognitives de 'vrais' ? qu'est-ce qui a à charge de 'porter' la vérité (ou la fausseté) en eux ? mais aussi, là où ils sont vrais, qu'est-ce qui (dans le monde ?) les rend vrais ? Entre ces questions, les fondateurs de la philosophie contemporaine, Husserl, Russell, Wittgenstein et bien d'autres, vont réexhumer et systématiser des notions comme celles de proposition et d'état de choses. Ces notions n'ont, depuis, plus quitté la scène du débat philosophique. Cet ouvrage collectif, tout en offrant une plongée dans les sources de ce débat à la fin du XIXe siècle, dans la tradition autrichienne et en dehors d'elle, en retrace aussi la progression jusqu'à ses développements les plus contemporains.

18. Jocelyn Benoist / Jean-François Kervegan (éds.) : Adolf Reinach : entre droit et phénoménologie, Paris, Editions du CNRS, avril 2008, 206 p.

Ce recueil, entièrement consacré à la pensée juridique et méta-juridique d'Adolf Reinach, le disciple le plus brillant de Husserl, approfondit la question du réalisme normatif, à la croisée de la philosophie du droit et de la phénoménologie. Il s'interroge sur l'existence d'une troisième voie possible de la pensée juridique, entre jusnaturalisme essentialiste et conventionnalisme : celle d'une logique des normes, et affronte la question de l'engagement ontologique de cette logique. L'adoption d'un tel réalisme logique suppose-t-il que l'on souscrive à une ontologie des états de choses ? Ces problèmes généraux sont abordés ici résolument du point de vue de la philosophie du droit, en prenant en compte de manière plus spécifique l'histoire du droit et de la pensée juridique allemande.

19. Jocelyn Benoist (éd.) : La conscience du temps. Autour des Leçons sur le temps de Husserl, Paris, Vrin, collection « Problèmes et controverses », juin 2008, 215 p.

Les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps, professées par Husserl en 1905 à Göttingen, ont eu un rayonnement considérable sur l'ensemble de la phénoménologie au XXe siècle. La structure maîtresse de l'analyse phénoménologique, l'intentionalité, y est interrogée comme telle, et se voit révisée de façon à ne plus nécessairement être indexée à la notion d'objet. De nombreuses phénoménologies ultérieures, comme celles de Heidegger, Lévinas, Henry, y ont vu une promesse, ou la délimitation même de ce qui devait être leur problème. Le commentaire ou la réécriture de ce texte, de Heidegger (son éditeur) à Derrida, a traversé toute la philosophie du XXe siècle. Aujourd'hui que la réflexion sur le format linguistique de la temporalisation ou sur la philosophie naturelle du temps renouvellent l'intérêt philosophique pour cette question, les Leçons de 1905 se révèlent aussi bien ouvertes à de nouvelles lectures possibles, réveillant d'autres aspects de ce texte exceptionnellement riche. Ce recueil prend la mesure de ce renouveau.

20. Jocelyn Benoist (éd.) : Husserl, Paris, Ed. du Cerf, collection « Les Cahiers d'Histoire de la Philosophie », septembre 2008, 285p.

Edmund Husserl (1859-1938) a fondé l'un des courants philosophiques majeurs du XXe siècle : la phénoménologie. Ainsi, une part importante de la philosophie contemporaine, de Heidegger à Levinas et à la phénoménologie française actuelle, s'inscrit dans la filiation directe de sa pensée, inlassablement reprise et commentée. Le rayonnement de son uvre a cependant commencé à se diffuser, aujourd'hui, très au-delà de la seule tendance philosophique que celle-ci avait pu initier. Le nouveau départ qu'a connu, dans ces dernières années, l'idée d'une philosophie de l'esprit, notamment, place de nouveau l'enquête ouverte par le philosophe austro-allemand au cur des interrogations les plus actuelles, tout en en découvrant des aspects jusque-là ignorés. Les études ici rassemblées tentent de donner une idée des ressources que des philosophes d'horizons très différents peuvent trouver, pour faire de la philosophie à l'orée du XXIe siècle, dans la pensée d'un auteur qui se détache toujours plus comme l'un des plus fondamentaux de notre temps.

21. Sens et sensibilité. L'intentionalité en contexte, Paris, Ed. du Cerf, collection "Passages", février 2009, 327 p.

Jocelyn Benoist, suivant certaines directions imprimées par la phénoménologie (Husserl, Heidegger, Merleau-Ponty), mais aussi Frege, Wittgenstein et Austin, essaie, dans cette oeuvre personnelle qui constitue la suite des Limites de l'intentionalité (2005), et qui circule entre philosophie du langage, de la perception et de l'esprit, tout en esquissant une critique de l'otologie, de proposer une conception expérimentale de la pensée, explorant les voies multiples selon lesquelles celle-ci peut être otage du monde. Il esquisse ainsi une dialectique de l'intentionalité, cernée par le non-intentionnel et, comme telle, aux prises avec la délimitation de son contexte : une tâche qui s'avère en définitive in-terminable, le monde s'y révélant toujours à la fois familier et indifférent. Le sens des choses auxquelles la pensée est, selon cette conception, essentiellement rapportée n'annule en effet jamais complètement le silence constitutif de leur être de choses. Ainsi l'esprit n'est que d'être livré, en sa sensibilité, d'abord et enfin, à ce qui n'est pas lui.

 

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Activités d'édition :
 

Directeur de la collection "Passages" (Editions du Cerf) depuis septembre 2007

Membre des comités de rédaction des Études philosophiques, de Cités, de L'aventure humaine, de Le Cercle herméneutique (Paris), des Recherches husserliennes (Bruxelles), de Dialogue (Montréal).

Membre du comité scientifique des Archives de philosophie (Paris), du Tijdschrift voor filosofie (Leuven), de Discipline Filosofiche (Bologne), de la Rivista di Storia della Filosofia (Milan), d'Iris (Florence), de Phainomenon (Lisbonne), Análise (Lisbonne), de Cenobio (Lugano) et Dokos (Tolède).


 
Sociétés savantes :
 
Membre de la Société des amis de Jean Cavaillès (Paris), de la Brentano Gesellschaft (Würzburg) et de la Bolzano Gesellschaft (Hamburg)


 
Distinctions :
 
Premier prix au concours général de français (1983) et de philosophie (1984).
Médaille de Bronze du CNRS (2000).
Membre de l'Institut Universitaire de France (2007-2012).

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